
Les combats qui semblaient s’apaiser après trois mois de guerre au Moyen‑Orient ont de nouveau éclaté dans la nuit, plongeant la région dans une incertitude croissante.
Dans la foulée d’une première vague d’actions américaines – le tir down de quatre drones iraniens et une frappe sur une base au sol dans le sud de l’Iran – l’Iran a déclaré avoir riposté en visant une base américaine et en tirant des tirs de semonce sur quatre navires tentant de traverser le détroit d’Ormuz. Le même jour, le commandement américain pour le Moyen‑Orient (Centcom) a annoncé :
« Nous avons mené aujourd’hui des frappes en légitime défense dans le sud de l’Iran afin de protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes. Les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines. »
Les médias iraniens ont signalé des explosions fortes à Bandar Abbas vers minuit, avant de déclarer que la situation était revenue à la normale et qu’une enquête était en cours.
Conflit de récits : Source 1 rapporte que les États‑Unis ont d’abord abattu des drones et frappé une base au sol, tandis que Source 2 décrit des frappes américaines sur des sites de missiles en représailles. Les deux versions s’accordent sur l’escalade, mais diffèrent sur l’ordre des actions.
Malgré l’intensification des hostilités, des pourparlers restent actifs. Le sénateur Marco Rubio a déclaré que le détroit d’Ormuz « rouvrira d’une manière ou d’une autre », qualifiant le blocus actuel d’« illégal et insoutenable pour le monde entier ». Les prix du pétrole, qui étaient retombés sous les 100 $ le baril, ont de nouveau fluctué à la suite des derniers événements.
Du côté de la négociation, le chef négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi se sont rendus à Doha, marquant la première visite officielle depuis les représailles iraniennes contre le Golfe. Le président Donald Trump, présent à Washington, a évoqué la possibilité d’un accord incluant la remise ou la destruction de l’uranium enrichi iranien, tout en rappelant son refus de précipiter les discussions.
Parallèlement, les combats se poursuivent au Liban, où le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé une intensification de l’offensive contre le Hezbollah, malgré le cessez‑le‑feu en vigueur depuis le 17 avril.
L’escalade militaire, les pourparlers fragiles et la pression sur le détroit d’Ormuz laissent présager une période de tension accrue, où chaque geste diplomatique ou militaire pourrait rapidement changer la donne.