Une vaste coalition de procureurs généraux américains a lancé une enquête d'envergure sur OpenAI, la société créatrice de ChatGPT, marquant une escalade majeure dans les pressions juridiques pesant sur le géant de l'intelligence artificielle.
Selon des informations rapportées le 13 juin 2026, la société a reçu une assignation à comparaître émise par le bureau du procureur général de New York, agissant au nom d'une coalition bipartisane de 42 États. Cette procédure exige la transmission de documents internes détaillant les opérations fondamentales de l'entreprise. Les régulateurs ciblent particulièrement les tactiques marketing, les stratégies d'engagement des utilisateurs, ainsi que les mécanismes de gestion des données personnelles et de santé.
Les autorités cherchent également à obtenir des éclaircissements sur la manière dont la plateforme interagit avec les populations vulnérables, notamment les mineurs et les personnes âgées, tout en examinant les politiques de sécurité liées aux modèles d'apprentissage profond et au phénomène de « sycophantie » des modèles.
Dans une déclaration officielle, un porte-parole d'OpenAI a affirmé l'intention de la société de coopérer avec les régulateurs :
« L'IA est une technologie nouvelle et puissante, et nous travaillons chaque jour pour en apporter les avantages aux gens de manière responsable. Nous prenons au sérieux les préoccupations soulevées par les procureurs généraux des États et avons l'intention d'engager un dialogue constructif avec leurs bureaux. »
La firme précise avoir mis en place des outils de protection, tels que le contrôle parental et des mécanismes empêchant la publicité ciblée vers les enfants.
Cette enquête survient dans un climat déjà tendu. OpenAI fait face à plusieurs poursuites, notamment une plainte déposée par l'État de Floride pour pratiques commerciales trompeuses et négligence, ainsi qu'à des recours en justice concernant des allégations de violation du droit d'auteur et des accusations liées à la santé mentale des utilisateurs. Par ailleurs, bien que la société ait récemment déposé un dossier confidentiel en vue d'une introduction en bourse, elle demeure sous le feu des critiques après avoir omis d'alerter les autorités concernant l'utilisation de sa plateforme par un suspect impliqué dans une fusillade au Canada.
L'avenir de la startup, dont la valorisation pourrait atteindre 1 000 milliards de dollars, se joue désormais autant devant les tribunaux que sur le marché financier.