
Le président américain Donald Trump a brandi une menace : « si Oman ne se comporte pas comme les autres, nous le ferons exploser », rappelant à la communauté internationale la tension croissante autour du détroit d’Ormuz, point névralgique entre Iran et Oman.
Depuis l’offensive conjointe des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran en juin 2025, le détroit, qui ne fait que 21 nautical miles à son point le plus étroit, est au cœur d’un bras de fer. L’Iran propose, avec le soutien d’Oman, d’instaurer un système de péage pour les navires commerciaux, arguant de « fees for service » compatibles avec la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS). Oman, historiquement médiateur dans les négociations américano‑iraniennes, a accueilli en février des pourparlers impliquant le conseiller spécial de Trump, Steve Witkoff, le ministre iranien Abbas Araghchi, ainsi que le beau-fils du président, Jared Kushner.
Lors d’une réunion du cabinet, Trump a déclaré :
« Le détroit restera ouvert à tous, personne ne le contrôlera… Oman doit se comporter comme tout le monde, sinon nous le ferons exploser. »
Il a ajouté que, sans accord « décent », les États‑Unis « termineront le travail » par des actions militaires. Le Département d’État a diffusé une vidéo de la menace, tandis que le commandement central (CENTCOM) a redirigé 109 navires commerciaux pour intensifier la pression économique sur Téhéran.
Le gouvernement américain a simultanément qualifié de « totalement fabriqué » le mémorandum de compréhension de 14 articles, prétendument partagé par la télévision d’État iranienne, qui prévoyait le retrait des troupes américaines et la coordination du trafic maritime entre Iran et Oman. Aucun accord officiel n’a été confirmé, et les médiateurs pakistanais continuent d’œuvrer à un règlement.
Cette escalade verbale laisse planer le risque d’une nouvelle intensification militaire dans le Golfe, alors que le monde surveille de près les mouvements de flotte et les négociations secrètes. Le futur du détroit d’Ormuz reste incertain, mais la menace d’une riposte américaine est désormais clairement affichée.