
Le président américain Donald Trump a de nouveau appelé le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à freiner toute escalade avec l’Iran, affirmant qu’il avait réussi à « réduire l’ampleur » d’une frappe prévue contre le pays.
Dans une interview accordée à la chaîne israélienne Channel 12, Trump a déclaré :
« Je vous ai dit, Bibi, vous feriez mieux d’être très prudent, car vous pourriez vous retrouver seuls contre l’Iran très bientôt. »
Il a expliqué que, alors que les avions israéliens étaient déjà en route vers l’Iran, il était intervenu et avait « réduit la portée de l’attaque ». Le président a également indiqué que cinq États de la région, impliqués dans les pourparlers de médiation entre Washington et Téhéran, l’avaient pressé de faire pression sur Israël pour qu’il cesse les frappes. Selon Trump, les Iraniens ont ensuite contacté les États‑unis en promettant de ne plus attaquer Israël si les hostilités s’arrêtaient, ce qui l’a conduit à appeler Netanyahu pour « faire stopper l’offensive ».
Netanyahu, dans un communiqué préenregistré, a réaffirmé le droit d’Israël à se défendre « autant que nécessaire », tout en exprimant son respect pour le président américain. Il a toutefois indiqué que les forces israéliennes « retenaient le feu » tout en restant prêtes à « démanteler les réseaux de Hezbollah ».
De son côté, le commandement conjoint militaire iranien a annoncé la suspension de ses frappes offensives, tout en avertissant d’une « réaction bien plus sévère » si Israël poursuivait ses attaques.
Les deux dirigeants sont confrontés à des échéances électorales. Trump, dont la gestion de la crise est évaluée à 39 % d’approbation selon un sondage Quantus Insights, rappelle qu’il « appelle les coups, il n’appelle rien ». Netanyahu, qui doit se présenter aux élections israéliennes plus tard dans l’année, insiste sur la nécessité d’une réponse forte aux menaces.
Alors que le calme semble s’instaurer, la question de savoir si un accord durable avec Téhéran pourra être conclu reste ouverte, et la région surveille de près chaque nouveau geste des deux camps.