
Les marchés américains ont défié la flambée des tensions au Moyen‑Orient en clôturant en pleine forme vendredi 28 avril 2026, affichant des records historiques malgré un climat géopolitique de plus en plus inquiétant.
Les principaux indices de Wall Street ont enregistré leurs sixièmes gains consécutifs, un rythme jamais atteint depuis octobre 2024. Le Nasdaq a bondi de +1,71 % pour atteindre 26 247,08 pts, le S&P 500 a progressé de +0,84 % à 7 398,93 pts, tandis que le Dow Jones est resté pratiquement stable (+0,02 % à 49 609,16 pts).
| Indice | Variation | Niveau de clôture |
|---|---|---|
| Nasdaq | +1,71 % | 26 247,08 |
| S&P 500 | +0,84 % | 7 398,93 |
| Dow Jones | +0,02 % | 49 609,16 |
Le rapport sur l’emploi d’avril a renforcé cet optimisme : 105 000 postes créés, soit bien au‑delà des 60 000 prévus, et le taux de chômage stable à 4,3 %. Toutefois, le nombre de travailleurs à temps partiel a grimpé de 445 000, atteignant 4,9 millions.
“Aucune mauvaise nouvelle ne semble pouvoir freiner ce marché”, observe Sam Stovall (CFRA).
Les bourses européennes sont restées sur la défensive, avec Francfort (-1,32 %), Paris (-1,09 %) et Londres (-0,43 %) en retrait, Milan restant à plat. Les investisseurs européens restent absorbés par la situation au Moyen‑Orient, jugée « floue et peu susceptible de se clarifier rapidement », selon Andreas Likwow (CMC Markets).
Dans le secteur du voyage, Expedia a chuté de ‑9,02 % à 229,98 $ après des prévisions trimestrielles jugées décevantes, tandis que Airbnb a légèrement progressé (+0,73 % à 141,49 $) grâce à un chiffre d’affaires supérieur aux attentes.
En Allemagne, Commerzbank a annoncé un plan de réduction de 3 000 emplois et a relevé son objectif de résultat net à au moins 3,4 milliards d’euros pour 2026, après un bénéfice du premier trimestre de 913 millions d’euros (+9 %). Malgré cela, son action a glissé de ‑3,98 % à 35,44 €.
Des affrontements dans le détroit d’Ormuz entre les États‑Unis et l’Iran ont fait grimper légèrement le pétrole : le Brent à 101,29 $ le baril (+1,23 %) et le WTI à 95,42 $ (+0,64 %), mais les prix restent bien inférieurs aux niveaux de la semaine précédente. Barbara Lambrecht (Commerzbank) avertit que, même en cas d’accord, les cours du pétrole ne devraient pas baisser de façon significative à court terme.
Les marchés semblent ainsi choisir l’optimisme économique américain tout en gardant un œil prudent sur les incertitudes géopolitiques qui pourraient rapidement changer la donne.
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