
Une nuit de tension qui a failli transformer le Proche‑Orient en champ de bataille. En à peine 24 heures, les États‑Unis ont vu leurs efforts pour éviter une guerre régionale s’effondrer, alors que Israël a mené une frappe nocturnal à Beyrouth sans l’aval de la Maison-Blanche, déclenchant une réponse immédiate de Iran qui a tiré des missiles directement vers les territoires israéliens.
Le Président américain Donald Trump, décidé à quitter les conflits du Moyen‑Orient, a appelé Netanyahou à la retenue lors d’un appel téléphonique où il a menacé : « Bibi, soyez prudent, ou vous serez seul très vite ». Malgré ce avertissement, le Premier ministre israélien a ordonné la destruction d’un site pétrochimique iranien à Téhéran, poussant Téhéran à riposter par une rafale de missiles qui a nécessité l’intervention des défenses aériennes américaines aux côtés de Israël. L’incident a coïncidé avec le 100ᵉ jour du conflit sans trêve durable, révélant des fractures entre Washington et Tel Aviv.
Trump a insisté sur la nécessité d’une diplomatie immédiate, tandis que Netanyahou a continué les frappes en interprétant le refus américain comme une menace indirecte plutôt qu’une rupture totale.
Le porte‑parole du parlement iranien, Mohammad‑Bagher Ghalibaf, a déclaré publiquement : « Nous n’avons aucune confiance dans l’autre partie. » Il a accusé les États‑Unis de contredire leurs propres engagements et a souligné que la pression militaire iranienne avait redéfini les règles du jeu au Liban. De son côté, Washington a offert de négocier un accord nucléaire, mais les déclarations iraniennes restent sceptiques : « Nous n’allons pas reprendre les pourparlers tant que les actes continuent. »
Les appels de cinq pays régionaux en faveur d’un cessez‑le‑feu ont finalement convaincu Netanyahou d’annuler la vague d’attaques prévue pour le lendemain. Le Président Trump a conclu que la priorité doit revenir aux négociations, mais les deux leaders se retrouvent désormais aux prises avec des intérêts politiques opposés : la survie politique de Netanyahou dépend d’une continuation du conflit, alors que celle de Trump exige la fin des hostilités.
En définitive, la région oscille entre le danger d’une guerre totale et l’espoir d’un accord négocié qui pourrait redéfinir les équilibres géopolitiques du Proche‑Orient.