Alors que les tensions technologiquesentre les États‑Unis et la Chine s’intensifient, Quectel Wireless Solutions vient de frapper fort en saisissant le Pentagone en justice : le fabricant chinois de modules cellulaires et d’antennes a été placé sur une liste noire officielle du département de la défense américaine, accusée d’aider le militaire chinois.
En janvier, le Pentagone a ajouté Quectel à sa liste de sociétés jugées susceptibles de soutenir l’effort militaire chinois. La société conteste vivement cette inclusion, affirmant qu’elle ne fait « aucun soutien au militaire chinois et ne contribue en aucun cas à la base de défense chinoise ». Le Pentagone n’a pas immédiatement commenté la démarche. Cette mise en quarantaine peut empêcher la société d’accéder à des contrats, subventions et programmes américains.
Le Trump administration poursuit son crack‑down technologique contre la Chine, envisager de restreindre certaines pièces chinoises encore autorisées à la vente. En mars, les avocats de Quectel ont envoyé une lettre au Pentagone précisant qu’un de ses principaux fournisseurs basés aux États‑Unis avait rompu les liens à cause de la désignation, provoquant « une perte de revenus considérable pour Quectel et un effet d’entraînement sur de nombreux sous‑traitants de l’industrie automobile américaine ». D’autres entreprises chinoises, comme Yangtze Memory Technologies, ont également portato plainte pour être retirées de la liste. En septembre, le juge Paul Friedman a rejeté la demande de DJI, le leader mondial des drones, tandis qu’en juillet, le même juge avait donné raison au Pentagone dans le litige avec le fabricant de lidar Hesai Group. > "Quectel has not - and does not - support the Chinese military or the Chinese defense industrial base in any way,"
Cette affaire illustre la escalade d’un champ de bataille économique où chaque décision réglementaire peut remodeler les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Ce que l’on retiendra : Quectel ne compte pas rester silencieuse, et le Pentagone pourrait bien élargir son brûlot contre la technologie chinoise.