
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme que, au cours de la « guerre en Iran », le chef d’État s’est rendu discrètement aux Émirats arabes unis pour rencontrer le président Mohammed bin Zayed al‑Nahyan – une rencontre présentée comme « un tournant historique dans les relations entre Israël et les Émirats ».
Selon les déclarations officielles d’Israël, le voyage aurait permis à Israël de livrer des batteries du système de défense aérienne Iron Dome ainsi que du personnel pour en assurer le fonctionnement. L’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a déclaré :
« Israël a envoyé des batteries du système Iron Dome et du personnel pour les aider à les exploiter ».
Ces livraisons, selon Israël, marquent une coopération militaire concrète au-delà des accords d’Abraham signés sous l’administration Trump.
Le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a catégoriquement rejeté ces affirmations :
« Ces rapports circulants sont inexacts ; les relations sont publiques et transparentes. Aucun groupe militaire israélien n’a été reçu ».
Le gouvernement émirati insiste sur le caractère officiel et ouvert de ses liens avec Israël, niant toute rencontre secrète ou accord non déclaré.
Parallèlement, le théâtre du conflit s’élargit : les Émirats, ciblés par des frappes de drones et de roquettes iraniens, restent un allié clé des États‑Unis dans la région. La guerre, déclenchée par des attaques conjointes des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran, a vu une escalade de combats le long de la frontière libano‑israélienne et des tensions accrues autour du détroit d’Hormuz, où les États‑Unis et la Chine se disputent l’influence.
Alors que les deux parties maintiennent des récits opposés, l’incertitude plane sur la véritable nature de la coopération israélo‑émiratie et sur son impact possible sur le cours de la guerre en Iran.
Le doute persiste, mais les enjeux géopolitiques ne font que croître.