
Alors que la Federal Reserve se prépareà annoncer jeudi soir son dernier taux d’intérêt, les investisseurs se demandent si le choc sera réel ou imaginaire. La Fed devrait maintenir le taux entre 3,50 % et 3,75 %, aucune hausse n’étant attendue avant l’automne. Le FedWatch Tool de la CME estime à 15 % la probabilité d’un ajustement avant l’automne, et 70 % des acteurs s’attendent à une stabilité jusqu’en septembre. > « Même un ralentissement du marché du travail ne justifierait pas une nouvelle hausse des taux », souligne le gouverneur Christopher Waller, qui, autrefois fervent partisan de baisses, met en garde contre une escalade des tensions au Moyen‑Orient.
Les économistes d’ING anticipent toujours une croissance modeste mais craignent une pression accrue, prévoyant deux baisses de 25 points de base en septembre et décembre. Dans la même lignée, Danske Bank estime que le marché sous‑estime ces possibilités. Le conflit en Israël‑Iran pourrait pousser la Fed à maintenir ses taux, même si le chômage augmente, selon Waller.
Parallèlement, le Département de la Justice a suspendu son enquête sur Powell, ouvrant la voie à la candidature de Kevin Warsh pour le poste de vice‑président. Le Sénat tranchera le 29 avril sur sa nomination, un profil jugé plus duiforme que celui de Powell et susceptible d’accélérer les coupes prévues en 2026. Toutefois, les analystes de Jefferies restent prudents quant à un assouplissement anticipé.
En définitive, la décision de maintenir les taux cette semaine ne fait que prolonger le suspense sur la trajectoire de la politique monétaire américaine.