
Une réunion technique à Bruxelles pourrait bien marquer un nouveau tournant dans les tentatives de l’Union européenne pour organiser le retour de migrants afghans jugés sans droit de séjour et potentiellement dangereux.
Le Commissionnaire européen à la Direction générale de l’Intérieur a confirmé que la Commission a officiellement invité les autorités afghanes de facto, dominées par les talibans, à se rencontrer à Bruxelles. Selon le porte‑parole Marcus Lammert, une lettre a été adressée conjointement par la Commission et le ministère de la Justice suédois pour vérifier la disponibilité des interlocuteurs afghans. Cette invitation fait suite à une première rencontre technique tenue en Afghanistan en janvier et s’inscrit dans une initiative lancée en octobre, lorsqu’une vingtaine d’États membres de l’UE et du espace Schengen ont demandé à la Commission de coordonner les contacts techniques relatifs aux retours.
« Ce n’est rien de nouveau ; les États membres nous ont demandé de coordonner les contacts techniques sur les retours, nous le faisons depuis janvier. »
Les autorités européennes cherchent à mettre en place un cadre opérationnel pour le renvoi des personnes en situation irrégulière qui représentent un risque pour la sécurité. La Commission rappelle que deux missions techniques ont déjà été menées : la première en février 2025 et la seconde en janvier 2024 (date exacte à confirmer), soulignant les « défis » liés à ces rapatriements.
Le prochain rendez‑vous à Bruxelles devrait permettre de clarifier les modalités logistiques, les garanties de sécurité et les procédures juridiques nécessaires pour que les retours s’effectuent dans le respect du droit international. Les discussions restent techniques, mais elles pourraient influencer les politiques migratoires de l’ensemble du bloc et la relation avec le régime taliban.
En définitive, ce dialogue technique montre que l’UE intensifie ses efforts pour résoudre un problème sensible, tout en naviguant entre exigences de sécurité et obligations humanitaires. L’enjeu ? Un équilibre fragile qui déterminera la prochaine étape du dialogue entre Bruxelles et Kaboul.