Le gouvernement français a sauté sur l’occasion : dès ce mercredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis que la chute brutale du cours du pétrole, suite à la trêve de quinze jours annoncée entre les États‑Unis et l’Iran, se traduira rapidement par une baisse des prix à la pompe.
La suspension des hostilités au Moyen‑Orient, qui pourrait rouvrir le détroit d’Ormuz, a immédiatement fait rebondir les marchés pétroliers. Le baril de brut a perdu environ 15 $, le prix se stabilisant autour de 93 $ à 95 $. Lecornu a indiqué sur le réseau X que « la trêve » a déjà eu « des premiers effets sur le prix du pétrole », ouvrant la porte à une réduction des tarifs pour les Français.
« Quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu'ils sont montés. Le gouvernement y veillera. »
Le ministre a annoncé la convocation d’une réunion à Bercy, réunissant tous les acteurs de la filière – des raffineurs aux distributeurs – et le lancement d’un « plan de contrôle » destiné à empêcher tout profiteur de la crise. Selon Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), la baisse pourrait atteindre 5 à 10 centimes d’euro le litre, dès un ou deux jours, à condition que le cours du brut reste stable.
| Carburant | Prix actuel (€/L) | Variation depuis le 27 février |
|---|---|---|
| Diesel | 2,375 | +0,65 € |
| SP95‑E10 | 2,021 | +0,30 € |
Ces chiffres proviennent d’un calcul de l’AFP basé sur les relevés des stations‑service.
Le gouvernement insiste : « Personne en France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain ». Si la dynamique du marché se confirme, les automobilistes pourraient voir leurs dépenses carburant reculer dès la semaine prochaine.
Cette réactivité, soutenue par un suivi étroit et une coordination nationale, montre que la diplomatie peut parfois se traduire en économies concrètes à la pompe.
L’avenir des prix dépendra désormais de la stabilité du brut et de la rapidité de la mise en œuvre du plan de contrôle.