Alors que la guerre en Ukraine entre dans son 1539e jour, le Kremlin a envoyé mardi des signaux contrastés concernant une éventuelle fin du conflit. Si le président Vladimir Poutine avait évoqué samedi une « fin » prochaine des hostilités, son porte-parole, Dmitri Peskov, a jugé mardi prématuré d'entrer dans les « détails concrets » du processus de paix.
« Tous les acquis en termes de processus de paix permettent de dire que la fin approche véritablement. Mais, dans ce contexte, il n’est pas possible pour l’heure d’entrer dans les détails concrets », a déclaré Dmitri Peskov, réitérant l'ouverture de la Russie au dialogue et aux efforts des États-Unis.
Parallèlement, les négociations entre Moscou et Kiev, sous médiation américaine, sont en suspens depuis fin février, suite au déclenchement d'un conflit au Moyen-Orient.
Sur le terrain, l'activité militaire s'est intensifiée. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, la Russie a lancé 216 drones contre l'Ukraine dans la nuit de lundi à mardi, provoquant la mort d'au moins une personne et blessant quatre autres dans l'est du pays. Le Kremlin a d'ailleurs confirmé la reprise de son offensive après l'expiration lundi soir d'un cessez-le-feu de trois jours, annoncé par le président américain Donald Trump. De son côté, la Russie a affirmé avoir abattu une trentaine de drones ukrainiens après cette même expiration.
Dans un développement stratégique majeur, la Russie a annoncé avoir testé avec succès un nouveau missile balistique intercontinental (ICBM) nommé Sarmat (surnommé « Satan II » par les Occidentaux). Vladimir Poutine a vanté ce missile comme le « système le plus puissant du monde », avec une portée supérieure à 35 000 km et une charge utile quatre fois plus importante que ses équivalents occidentaux. Ce missile devrait être « opérationnel pour le combat » d'ici la fin de l'année, dans le sillage de l'expiration du traité de désarmement nucléaire New Start.
Enfin, un incident international a retenu l'attention : le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, a confirmé qu'un drone militaire retrouvé en mer Ionienne est d'origine ukrainienne. Il a qualifié cette découverte d'« extrêmement grave », affectant la liberté et la sécurité de navigation, et a informé ses homologues européens et ukrainiens. La situation en Ukraine continue de générer des répercussions bien au-delà de ses frontières.
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