
Les dirigeants de l’ex‑parti néonazi Aube dorée ont de nouveau été reconnus coupables d’« appartenance et de direction d’une organisation criminelle », une décision qui réactive les condamnations déjà rendues lors du premier procès de 2020.
Fondé dans les années 1980 par Nikos Michaloliakos, Aube dorée a profité de la crise d’austérité qui a suivi la crise financière grecque pour gagner du terrain : entre 2012 et 2015 le parti est devenu le troisième groupe parlementaire, avec 18 députés à son apogée. Son programme affichait ouvertement une rhétorique pro‑hitlérienne avant de se requalifier plus tard comme nationaliste. Le parti a également bénéficié d’un certain soutien parmi des membres des forces de l’ordre et du clergé.
Le deuxième volet du procès, lancé en juin 2022, porte sur 42 cadres jugés pour des faits allant du meurtre du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas (2013) à l’« agression de pêcheurs égyptiens » (2012) et à des attaques contre des syndicalistes communistes (2013). La Cour d’appel d’Athènes a confirmé les chefs d’accusation et a rappelé que le groupe était une « organisation criminelle ».
| Personnage | Peine maximale prévue |
|---|---|
| Nikos Michaloliakos (fondateur) | 15 ans |
| Ilias Kasidiaris (porte‑parole) | 15 ans |
| Yiannis Lagos (ancien député européen) | 15 ans |
| 5 autres anciens dirigeants | 15 ans |
« Michaloliakos exerçait un contrôle total sur le mouvement et connaissait pleinement les violences commises », a affirmé la procureure Kyriaki Stefanatou lors du premier jugement.
Les prévenus maintiennent que les actes violents ont été perpétrés par des « escouades d’assaut » autonomes, mais la jurisprudence grecque persiste à retenir la responsabilité collective des dirigeants. Les peines définitives seront prononcées prochainement par la présidente de la Cour, Fotini Athanassiou.
Cette nouvelle condamnation ferme le chapitre judiciaire d’un parti qui, bien que dissous en 2020, avait laissé derrière lui un sillage de violence et de polarisation. Le verdict rappelle que la justice grecque ne tolère plus les structures extrémistes qui, sous couvert de légitimité politique, ont semé la terreur.
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