
Le soutien des pays nordiques et baltes à l’Ukraine a atteint un nouveau sommet : les dirigeants ont exigé une accélération du processus d’adhésion à l’Union européenne dès cet été.
Lors d’un sommet régional à Tallinn le 10 juin 2026, les chefs d’État de huit pays nordiques et baltes, réunis en présence du président Volodymyr Zelensky, ont salué les « progrès réalisés » par Kiev sur la voie européenne. Dans une déclaration conjointe, ils ont réclamé l’ouverture « sans retard » de l’ensemble des dossiers de négociation, ciblant une première étape « en juin‑juillet 2026 », et ont affirmé que « l’adhésion de l’Ukraine devrait être achevée dès que possible ».
« L’adhésion de l’Ukraine doit se concrétiser le plus rapidement possible », ont déclaré les leaders nordiques et baltes.
Le politologue français Jean‑Pierre Filiu a rappelé que cette volonté s’inscrit dans une stratégie plus large : « L’Europe doit montrer qu’elle est prête à soutenir ses voisins face à l’agression russe ».
À la même réunion, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé d’interdire l’entrée dans l’UE aux anciens combattants russes ayant participé aux combats en Ukraine, une mesure supplémentaire du paquet de sanctions contre Moscou.
Ces annonces surviennent alors que le conflit russo‑ukrainien, qui dure plus de quatre ans, continue de faire rage avec des bombardements quotidiens et des pourparlers diplomatiques au point mort. Le renforcement du soutien nordique et balte pourrait donc accélérer le rapprochement de Kiev avec l’Europe, tout en intensifiant la pression sur Moscou.
Si les négociations s’avancent réellement cet été, l’Europe pourrait bientôt voir un nouveau voisin franchir le pas vers l’intégration, redessinant la carte politique du continent.