
Le gouvernement des États‑Unis a annoncé ce jeudi une nouvelle vague de sanctions ciblant les dirigeants cubains, intensifiant la pression déjà exercée sur La Havane.
Le Département du Trésor a placé sur liste noire Miguel Díaz‑Canel, président de Cuba, sa femme Lis Cuesta Peraza, son beau‑fils Miguel Anido Cuesta, ainsi que Alejandro Castro Espín – fils unique de l’ancien président Raúl Castro – et le fils d’Alejandro, Raúl Alejandro Castro Calis. Le groupe Grupo de Administración Empresarial S.A., conglomérat appartenant aux Forces armées révolutionnaires cubaines, a également été visé.
Les sanctions « gelent les biens et comptes bancaires de ces personnes aux États‑Unis », même si le degré d’interconnexion financière avec le système américain reste flou.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’un ordre exécutif signé par Donald Trump élargissant le blocus économique contre Cuba après le renversement du président vénézuélien Nicolás Maduro et la mise en place d’un embargo énergétique qui a plongé l’île dans des coupures d’électricité, des pénuries alimentaires et une crise économique sans précédent.
« Nous voulons simplement qu’ils deviennent un pays bien géré. » – Donald Trump
Le sénateur Marco Rubio, fils d’immigrés cubains et fervent opposant du régime socialiste, a justifié les sanctions en affirmant qu’elles visent « les personnes qui financent directement le régime et ses mouvements révolutionnaires aux États‑Unis et dans le monde ».
« Ces désignations aujourd’hui financent le régime et ses efforts pour mobiliser ses mouvements révolutionnaires. » – Marco Rubio
Le porte‑voix de la Maison‑Blanche a rappelé que les États‑Unis ont déjà sanctionné d’autres chefs d’État, comme l’ancien président soudanais Omar Bashir, le président zimbabwéen Robert Mugabe et le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro.
Alors que les sanctions s’ajoutent à une série de mesures économiques déjà sévères, Cuba reste confrontée à un effondrement qui, selon le président Trump, « est en train de se produire ». Le futur de l’île dépend désormais de la capacité de La Havane à répondre à ces pressions tout en cherchant des voies de sortie.