
Le 11 février 2024, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a pénétré la Situation Room de la Maison‑Blanche, déclenchant une série de réunions secrètes qui ont mené le président Donald Trump à autoriser une offensive militaire contre l’Iran, baptisée « Operation Epic Fury ».
Dans une rencontre restreinte, Netanyahu a présenté aux dirigeants américains un plan visant à neutraliser le programme de missiles balistiques iranien et, selon ses dires, à provoquer un soulèvement populaire pour renverser le régime du ayatollah Ali Khamenei. Parmi les participants figuraient Susie Wiles (chef de cabinet), Marco Rubio, Pete Hegseth, le général Dan Caine, le directeur de la CIA John Ratcliffe, J.D. Vance (absent, en Azerbaïdjan) et Jared Kushner.
« Ça me convient », aurait déclaré Trump après une brève présentation, donnant l’impression d’un feu vert tacite.
Le 12 février, les services de renseignement américains ont réévalué le plan. Ratcliffe a qualifié les scénarios de changement de régime d’« farfelus », tandis que le général Caine a mis en garde contre les risques d’épuisement des stocks d’armes et la vulnérabilité du détroit d’Ormuz. Malgré ces réserves, les dirigeants ont convenu que la destruction des capacités militaires iraniennes était réalisable.
Le 26 février, une dernière réunion a rassemblé les mêmes responsables. Marco Rubio a insisté sur le ciblage du programme de missiles, et J.D. Vance a exprimé son opposition mais a promis de soutenir la décision finale. Le 28 février, à bord de l’Air Force One, Trump a donné l’ordre définitif :
« Operation Epic Fury is approved. No aborts. Good luck. »
L’opération, si elle était lancée, aurait pour objectif :
Les critiques internes soulignent que le plan ignore les difficultés d’un soulèvement populaire et les possibles répercussions sur les prix du carburant et la stabilité régionale. Le soutien public à Trump pourrait être mis à l’épreuve lors des élections de mi-mandat, tandis que les alliés israéliens comptent sur un appui américain décisif.
L’affaire Epic Fury expose la tension entre une ambition géopolitique audacieuse et les avertissements prudents de la communauté du renseignement, laissant le monde en suspens quant à la prochaine escalade.