Face à la montée des tensionsentre les États‑Unis et l’Iran, le marché pétrolier vacille. Les prix du pétrole ont explosé après les menaces du président Donald Trump de frapper des installations iraniennes si le détroit de Hormour reste fermé. Brent a grimpé de 2,5 % pour atteindre 111 $ le baril, tandis que WTI a progressé de 3,1 % à 115 $.
« Nous allons détruire les centrales iraniennes et les ponts si le détroit n’est pas rouvert. »
Le détroit de Hormour, voie critique pour 20 % du trafic maritime pétrolier mondial, a été paralysé par le blocus iranien, entraînant des frappes sur des pétrochimiques au Koweït et en Bahreïn. En réponse, OPEP+ a annoncé une hausse de production de 206 000 barils par jour pour mai, mais les experts doutent de son impact face aux perturbations persistantes.
« Nous augmenterons la production de 206 000 barils/jour en mai. »
Les futures de la Bourse américaine ont montré des mouvements contrastés : les futurs du S&P 500 sont restés quasiment inchangés, alors que ceux du Nasdaq 100 ont gagné 0,2 %. Les investisseurs surveillent de près le rapport sur l’emploi de mars, qui a révélé 178 000 créations d’emplois et un taux de chômage de 4,3 %. Les craintes d’une inflation accrue persistent, avec une hausse potentielle de 1 % de l’IPC liée aux prix de l’essence.
Une hausse de 1 $ par gallon pourrait pousser le CPI à augmenter de 1 % en mars, compliquant la tâche de la Réserve fédérale qui doit concilier lutte contre l’inflation et soutien à la croissance. Les marchés restent volatils, mais un accord de cessez‑le‑feu de 45 jours est envisagé par les médiateurs pakistanais, offrant une lueur d’espoir. Les prochaines données d’inflation vendredi, qui devraient déterminer la suite des politiques monétaires, ajouteront de la pression.
Si les pourparlers aboutissent, les prix pourraient rapidement se stabiliser, mais tant que les menaces persistent, chaque jour apporte une nouvelle incertitude.