
Après une semaine de tempête médiatique, le gouvernement de Donald Trump a officiellement annoncé que le controversé « fonds anti‑weaponisation » d’environ 1,8 milliard de dollars ne sera plus créé.
Le dispositif était né d’un accord entre le Département de la Justice (DOJ) et le président, qui avait abandonné une plainte de 10 milliards de dollars contre l’IRS et deux recours civils de 230 millions de dollars liés à l’enquête sur la collusion russe et à la perquisition du Mar‑a‑Lago. En échange, le DOJ devait mettre en place un fonds destiné à indemniser les personnes estimant avoir été visées politiquement sous l’administration Biden, y compris, selon les critiques, des partisans du président présents le 6 janvier 2021.
Dans un dépôt judiciaire ce vendredi, l’avocat principal du DOJ, Andrew Block, a déclaré que le fonds « n’a jamais été mis en place et n’avance plus ». Il a demandé au juge de rejeter les injonctions, arguant que les plaignants n’ont plus aucun « controverse » ni aucun droit d’action :
« Les équités et l’intérêt public ne favorisent pas que ce tribunal s’immisce dans un processus politique pour fermer un fonds qui n’avance plus. »
Le même jour, le procureur général par intérim Todd Blanche a confirmé devant le sous‑comité des Appropriations que le DOJ « ne poursuit pas le fonds, point final », tout en refusant de mettre cette promesse par écrit.
Les républicains du Sénat, bien que réticents à légiférer pour supprimer le fonds, ont finalement voté un projet de loi sur l’immigration sans y inclure de disposition d’annulation. La démocrate Grace Meng a insisté sur la certitude de l’arrêt, à quoi Blanche a répondu « Correct ». De son côté, Donald Trump a laissé planer le doute :
« Je devrais demander aux avocats, je ne sais pas ; pour moi, c’était une belle chose. »
Des avocats représentant plus de 400 accusés du 6 janvier affirment néanmoins que leurs clients « continuent d’attendre le paiement ». Le DOJ, via la porte‑parole Emily Covington, a conclu que, compte tenu d’une « méprise extraordinaire », le gouvernement ne poursuivra pas le fonds.
Le projet de compensation, désormais « mort », laisse en suspens la question de savoir si les victimes présumées recevront un quelconque dédommagement.