
Une représentation de la pièce « Deuxième partie », mettant en scène Patrick Bruel, a été momentanément interrompue ce mercredi 27 mai 2026 au théâtre Édouard VII à Paris. Trois militantes du collectif féministe Nous Toutes, portant des masques à l'effigie de l'artiste, ont perturbé la séance en scandant « Bruel ! Violeur ! », provoquant l'évacuation de la salle par la sécurité et une interruption d'environ dix minutes.
Patrick Bruel fait actuellement face à des accusations sérieuses, bien qu'il conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés et qu'il demeure présumé innocent. Les sources présentent toutefois des divergences quant à l'ampleur des procédures judiciaires en cours :
La source 1 indique que l'artiste est visé par quatre plaintes pour viol en France et une enquête pour agression sexuelle en Belgique. À l'inverse, la source 2 mentionne qu'il est visé par « au moins une dizaine de plaintes pour viols et agressions sexuelles ».
Le collectif Nous Toutes a justifié son action dans un communiqué, estimant que « le principe de précaution s'impose » et critiquant les salles de spectacle qui maintiennent la programmation de l'artiste, qu'elles qualifient d'« agresseur présumé ».
Alors que l'artiste doit débuter une tournée le 16 juin au Cirque d'Hiver à Paris, sa situation professionnelle suscite des réactions contrastées. Plusieurs maires, dont ceux de Paris et de Marseille, ont invité le chanteur à renoncer à se produire dans leurs villes, bien qu'ils ne disposent pas du pouvoir légal d'annuler ces engagements.
À l'étranger, les conséquences sont plus concrètes : trois concerts prévus au Québec en décembre ont été annulés, le festival suisse Bellarena Indoor a reporté une date, et le festival Paléo a annoncé qu'il n'inviterait plus l'artiste à l'avenir. Malgré ces pressions, l'entourage de Patrick Bruel assure qu'il ne peut annuler ses concerts et que toute annulation de la part des organisateurs nécessiterait un dédommagement financier. De leur côté, des professionnels du secteur évoquent une réticence croissante à l'idée d'inviter l'artiste sur des plateaux de télévision, citant des problèmes logistiques et le rejet potentiel du public.