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Une chute brutaledes cours du pétrole de près de 7 % en une journée a envoyé un signal fort sur les marchés énergétiques. Après plusieurs semaines de tensions dans le détroit d'Ormuz, les investisseurs spéculent sur une possible désescalade entre Washington et Téhéran.
Le 13 avril, les États‑Unis ont instauré un blocus naval empêchant tout navire destiné aux ports iraniens de transiter par le détroit. Le président Donald Trump a affirmé que le blocage resterait « en pleine force » jusqu’à un accord complet, tout en annonçant la suspension de l’opération Project Freedom. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a reçu le soutien de Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, qui a appelé à rouvrir rapidement le détroit. Goldman Sachs estime que la production du Golfe a été réduite de 14,5 millions de barils par jour, retirant près de 500 millions de barils des stocks mondiaux, qui pourraient atteindre un milliard d'ici juin.
Les cours du WTI ont chuté de ‑7,19 % (‑7,03 %) et ceux de l’essence de ‑0,1613 (‑4,46 %) en une journée, selon les données d’Axios. Certaines sources évoquent même une baisse pouvant atteindre 10 %, tandis que d’autres parlent d’une chute de 7 %. Les marchés attendent la réponse de l’Iran, prévue via le Pakistan dans les prochains jours, pour confirmer ou infirmer ces scénarios.
"Assuming Iran agrees to what has been agreed to, ... the already legendary Epic Fury will be at an end, and the highly effective Blockade will allow the Hormuz Strait to be open to all, including Iran," Trump wrote on Truth Social.
Parallèlement, le UAE a annoncé son retrait d’OPEP à compter du 1er mai, ce qui pourrait libérer sa production sans contrainte de quotas.
Si les négociations aboutissent, le spectre d’une crise énergétique pourrait s’évanouir, mais la promesse d’une nouvelle escalade reste suspendue dans l’air.