Les tensions autour du conflit Iran‑États‑Unis ont atteint un nouveau point d’ébullition alors que le président Donald Trump s’envole pour Pékin, où il doit rencontrer Xi Jinping pour discuter d’une possible désescalade.
Trump a affirmé, peu avant son départ, que les États‑Unis n’avaient pas besoin d’aide de la Chine pour mettre fin à la guerre :
« Je ne pense pas que nous ayons besoin d’aide avec l’Iran. Nous le gagnerons d’une façon ou d’une autre, pacifiquement ou autrement. »
Il a ajouté que les difficultés économiques américaines ne guidaient pas sa décision :
« Je ne pense pas aux difficultés financières des Américains… je ne pense qu’à empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire. »
Les pourparlers restent bloqués : Washington exige l’abandon du programme nucléaire iranien et la levée du blocus du détroit, tandis que Téhéran réclame des compensations, la fin du blocus américain et la cessation des combats en Liban. L’Iran, soutenu par la Chine qui reste un important acheteur de son pétrole, consolide son contrôle du détroit en signant des accords de transport avec l’Irak et le Pakistan, ouvrant la voie à une normalisation de sa présence.
Le conflit pèse lourdement sur les marchés :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Coût estimé de la guerre (Pentagone) | 29 milliards $ |
| Baisse prévue de l’offre mondiale d’ici 2026 (IEA) | ‑3,9 M b/j |
| Prix du Brent (mi‑mai) | ≈ 107 $ / baril |
L’inflation américaine a atteint son plus haut niveau depuis trois ans en avril, mais Trump a déclaré que cela n’influence pas sa politique. Un sondage Reuters/Ipsos montre que deux tiers des Américains estiment que le président n’a pas expliqué clairement la raison du conflit, avec une majorité de Démocrates et un tiers de Républicains partageant ce sentiment.
Le porte‑avions Abraham Lincoln patrouille dans la mer d’Arabie, redirigeant 65 navires commerciaux et neutralisant quatre autres, tandis que le Corps des gardiens de la Révolution islamique élargit la zone du détroit de Hormuz et mène des exercices de combat.
Le sommet de Pékin pourrait donc devenir le premier test de la capacité des grandes puissances à désamorcer une crise qui menace la stabilité du pétrole mondial et la sécurité régionale.
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