
Une descente éclair de la police sénégalaise a mis fin à un réseau de traite de personnes à Kédougou, libérant une jeune Nigériane et arrêtant la femme soupçonnée d’en être la chef.
Le 18 février 2026, l’antenne régionale de Kédougou de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) a exécuté une perquisition au bar « ROUGEO BAR », à Bantaco. Sur la base d’un renseignement indiquant la présence d’une victime, les agents ont trouvé la jeune femme nigériane, récemment arrivée au Sénégal, dans une chambre et l’ont mise en sécurité. Dans la même pièce, ils ont arrêté une femme identifiée comme la « mise en cause », décrite comme l’instigatrice principale du réseau.
« Il est reproché à la suspecte d’avoir imposé à la victime une dette de convoyage d’un million (1 000 000 FCFA) qu’elle devait rembourser grâce aux revenus de son exploitation », a précisé l’enquête.
Les premières investigations indiquent un système d’exploitation par la dette. La suspecte aurait organisé le déplacement de la victime depuis le Nigeria, en passant par le Bénin, avec le soutien d’un réseau transnational. La victime aurait été contrainte de travailler dès son arrivée, les gains de sa première nuit ayant été récupérés par la suspecte. Elle a été informée de ses droits, notamment le droit à un avocat, et poursuivie pour association de malfaiteurs, traite de personnes à des fins d’exploitation sexuelle et complicité de faux.
L’enquête se poursuit afin de déceler d’éventuelles ramifications locales et internationales du groupe. Cette intervention montre la vigilance accrue des autorités sénégalaises face à la traite migratoire et souligne la nécessité de protéger les migrants vulnérables dès leur arrivée.
Le démantèlement de ce réseau pourrait freiner d’autres opérations similaires et offrir un espoir tangible aux victimes de la traite.
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