Les images diffusées par le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben‑Gvir, montrant des activistes du flotilla de Gaza à genoux, les mains liées et le visage contre le sol, ont déclenché une vague de protestations à Ottawa : le gouvernement canadien a annoncé qu’il convoquera l’ambassadeur d’Israël et renforcera ses sanctions contre le responsable israélien.
Le premier ministre Mark Carney a qualifié le traitement des civils « abominable » dans un message publié sur le réseau X :
« Le traitement abominable des civils à bord du flotilla, y compris ce qui est documenté dans les images partagées par Itamar Ben‑Gvir, est inacceptable. »
Il a rappelé que le Canada avait déjà imposé des gels d’actifs et un interdiction de voyage à Ben‑Gvir pour incitation à la violence. La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a ajouté que le pays « prend la situation très au sérieux » et a exigé des garanties quant à la sécurité des ressortissants canadiens retenus.
Conflit d’informations : une source indique 12 Canadiens détenus, une autre 11. Les autorités canadiennes n’ont pas encore précisé le chiffre exact.
Les gouvernements d’Italie, de France, des Pays‑Basque et du Royaume‑Uni ont suivi le même geste diplomatique, dénonçant ce qu’ils jugent une violation de la dignité humaine. Israël, pour sa part, affirme que l’interception était légitime pour empêcher « des flotillas provocatrices de partisans du Hamas », tout en reconnaissant que le comportement de Ben‑Gvir ne reflète pas les valeurs du pays.
Alors que les appels à la libération des détenus s’intensifient, la tension entre les alliés traditionnels pourrait redessiner les contours de la coopération au Moyen‑Orient.
Le prochain chapitre de cette crise dépendra de la capacité de la communauté internationale à faire respecter le droit humanitaire.