
Les propos virulents du président Donald Trump lors d’un forum d’affaires à Miami ont relancé le débat sur la solidité de l’OTAN à un moment où le détroit d’Ormuz, artère vitale du pétrole mondial, est quasi paralysé.
« Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l’OTAN, des centaines de milliards, pour les protéger, et nous aurions toujours été là pour eux, mais maintenant, au vu de leurs actions, je suppose que nous n’avons plus à l’être, n’est‑ce pas ? »
– Donald Trump, 27 mars, forum « FII Priority », Miami
Le chef d’État‑un·e a qualifié l’alliance de « tigre de papier » et de « lâches », ajoutant que les États‑Unis pourraient ne pas intervenir en aide de leurs partenaires si la situation l’exigeait. Il a également rappelé que l’opération militaire américaine contre l’Iran, qui entame sa cinquième semaine, se déroulait « pour le mieux ».
Le Royaume‑Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays‑Bas et le Japon avaient, le 19 mars, publié un communiqué conjoint promettant de contribuer « aux efforts appropriés » pour sécuriser la traversée du détroit d’Ormuz, où transite habituellement un cinquième de la production pétrolière mondiale. Ils ont toutefois exclu toute participation militaire directe.
L’absence de réponse à la demande de Washington a laissé le trafic maritime dans le détroit presque à l’arrêt, alimentant une flambée des prix de l’énergie dans le monde. Le contraste entre les promesses diplomatiques et les critiques acerbes de Trump met en lumière des tensions croissantes au sein de l’alliance atlantique, alors que les marchés pétroliers peinent déjà à se stabiliser.
Les mots de Trump laissent présager une redéfinition des engagements américains envers leurs alliés, alors que le monde observe anxieusement les prochains mouvements autour du passage stratégique d’Ormuz.
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