
Les déclarations de Donald Trump qui annonçaient le retrait des troupes américaines d’Iran « dans deux ou trois semaines », ont ravivé les tensions autour d’un conflit qui ne montre aucun signe de désescalade.
Depuis le 28 février, les États‑Unis, aux côtés d’Israël, mènent une campagne aérienne contre la République islamique, affirmant avoir atteint la plupart de leurs objectifs. Trump a déclaré devant la presse :
« Tout ce que j’ai à faire, c’est partir d’Iran et nous le ferons très bientôt ; ils dégringoleront. »
Il a ajouté que la conclusion d’un accord avec Téhéran était « sans importance », même si, selon la Maison Blanche, un discours sera prononcé mercredi soir pour « donner de nouvelles informations importantes ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a quant à lui réaffirmé que « la campagne n’est pas terminée », tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian a exigé des garanties, des compensations financières et un arrêt complet des hostilités.
Une étude commandée par Greenpeace indique que les compagnies pétrolières réalisent des « surprofits » de 80 millions d’euros par jour depuis le début du conflit, soit environ 2,5 milliards d’euros pour le mois de mars. Le tableau ci‑dessous résume les principaux chiffres :
| Période | Surprofits estimés |
|---|---|
| Janvier‑février 2026 | 1,6 md€ |
| Trois premières semaines de mars 2026 | 2,5 md€ |
Greenpeace souligne que la hausse des prix à la pompe dépasse largement celle du brut, accentuant la pression sur les consommateurs.
Parallèlement, les Gardiens de la Révolution ont menacé plusieurs entreprises technologiques américaines, accusant « espionnage » et promettant des représailles. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a qualifié les prochains jours de « décisifs », tout en assurant que les discussions avec Téhéran « se renforcent ».
Enfin, la région reste instable : des explosions ont retenti à Téhéran, des frappes ont touché des installations industrielles, et un enlèvement de journaliste étrangère à Bagdad, Shelly Kittleson, a été signalé, rappelant la volatilité sécuritaire au-delà des frontières iraniennes.
Alors que les protagonistes se préparent à de nouveaux développements, le monde attend de voir si les promesses de retrait se traduiront réellement par une désescalade ou un nouveau tournant du conflit.