
Avec la retraite prochaine de TimCook, Apple se prépare à entrer dans une nouvelle ère.
Après plus d’une décennie à la barre, le fondateur de la marque a désigné John Ternus, responsable de la division matériel, comme nouveau PDG. Cook continuera à siéger en tant que chairman exécutif et à « assister aux échanges avec les décideurs mondiaux », selon le communiqué officiel. Sous sa direction, la capitalisation d’Apple est passée de 350 milliards à plus de 4 000 milliards de dollars, tandis que le cours de l’action a grimpé de 1 886 % depuis 2011, surpassant largement les 483 % du S&P 500. Le titre a même progressé de 30 % ces derniers mois, malgré un ratio cours/bénéfice de 34, jugé élevé pour une entreprise dont la croissance s’est recentrée.
Cook a réalisé un travail exemplaire en making l’entreprise grandir. ### Des défis d’IA à relever
Si l’écosystème et les services d’Apple ont prospéré, la société accuse un retard dans le déploiement des fonctionnalités d’intelligence artificielle, un domaine où Microsoft, Google ou encore Nvidia dominent. L’arrivée de Ternus, réputé pour ses compétences matérielles, pourrait relancer les plans d’intégration de modèles comme Gemini de Google dans Siri, annoncés pour le WWDC de juin. Parallèlement, Apple prépare une révolution de produit : un iPhone pliable et des lunettes intelligentes, prélude à une stratégie axée sur l’IA. Les investisseurs doivent donc peser les incertitudes à court terme contre les perspectives de longue durée, dans une entreprise où la valeur reste plus de 4 000 milliards de dollars et où la stabilité du modèle économique attire les amateurs de titres « blue‑chip ».
Apple franchit un tournant décisif ; l’avenir de la marque dépendra de sa capacité à transformer cet ingénieux virage de direction en véritable moteur de croissance.