Les actions de Nike (NKE) ont plongé de plus de 15 % à 14,63 $, leur plus bas niveau depuis octobre 2014, après la publication d’une perspective de ventes en nette contraction. ### Une perspective qui interroge
Le groupe a dévoilé un baisse prévue de 2 % à 4 % pour le trimestre en cours, alors que les analystes s’attendaient à une croissance. En Chine, les ventes devraient reculer de 20 % au quatrième trimestre fiscal, suivant une chute de 10 % au précédent, un phénomène qui a compensé les gains obtenus en Amérique du Nord.
« Certaines parties de notre plan de redressement prennent plus de temps que je le souhaiterais, » a déclaré le PDG Elliott Hill, soulignant que le processus avancait plus lentement que désiré.
JPMorgan a downgradé le titre de « surperformance » à « neutre », réduisant sa cible de 86 $ à 52 $, citant des marges opérationnelles plus lentes à s’améliorer. De son côté, Jefferies a maintenu son rating « buy », mais a abaissé sa cible de 110 $ à 90 $, rappelant que le « retour sur investissement nécessite de la patience jusqu’à l’exercice 2028 ».
Les partages de Nike ont perdu 30 % de leur valeur depuis le début de l’année, alimentant les inquiétudes sur la durabilité du redressement face à la concurrence accrue, aux droits de douane et à la faiblesse du marché chinois. Les dix analyses actuellement disponibles montrent une répartition : 1 vente, 5 neutres et 4 achats, avec un prix cible moyen de 64 $.
Cette chute brutale montre que les marchés attendent des preuves concrètes que le plan de relance de Nike porte ses fruits, ou bien qu’une nouvelle stratégie devra être envisagée. Avec une perte de 30 % depuis le début de l’année, la marque américaine doit maintenant prouver que son plan de redressement peut sortir le navire.