
Un homme armé d’un couteau a laissé la communauté de BaiBuzivka, dans le district de Podilsk en Odesa, sous le choc le 10 mai 2024, en blessant grièvement deux membres du Territorial Center of Recruitment (TCK).
Alors qu’une équipe du TCK, accompagnée de policiers nationaux, contrôlait les documents militaires du suspect – identifié comme étant en recherche pour non‑respect des règles d’enregistrement – celui‑ci s’est rebellé. Selon le rapport du centre, « le citoyen a infligé de multiples blessures par arme blanche à deux militaires ». Les victimes ont été transportées d’urgence à l’hôpital dans un état critique, où les médecins luttent pour sauver leurs vies. Le suspect a été maîtrisé, mais aucune information n’a encore été fournie sur sa détention.
« Il s’agit d’une tentative délibérée d’assassinat contre les défenseurs de l’Ukraine accomplissant une mission d’État », a déclaré le TCK d’Odesa dans un communiqué.
Cet épisode s’inscrit dans une série d’agressions récentes contre le personnel du TCK lors de contrôles d’enrôlement. Le 4 mai, un homme a blessé trois agents à l’arme à feu; le 30 avril, un militaire en fuite a tiré sur des policiers et des agents du TCK en Rivne; le 2 avril, un agent du TCK a été mortellement poignardé à Lviv. Les autorités soulignent que ces actes constituent une « ligne rouge » que les autorités militaires ne tolèrent pas.
Les forces de l’ordre ont immédiatement ouvert une enquête pénale et ont promis de poursuivre le responsable « au maximum des sanctions prévues par la législation ». La communauté locale, encore sous le choc, attend des mesures renforcées pour protéger ceux qui assurent la mobilisation et la défense du pays.
Cette attaque rappelle la vulnérabilité des agents du TCK et laisse présager un durcissement des procédures de sécurité autour des opérations de recrutement.