Les résultats du vote législatif de dimanche : Nikol Pachinian revendique une victoire décisive, mais les chiffres exacts restent flous.
Les premiers dépouillements montrent que le parti au pouvoir, Contrat civil, devance largement l’alliance « Arménie forte » du milliardaire russo‑arménien Samvel Karapetian/Karapetyan.
| Source | Contrat civil | Arménie forte | « Arménie » (Kotcharian) | Arménie prospère |
|---|---|---|---|---|
| Source 1 | 49,8 % | 23,3 % | 9,9 % | 4 % |
| Source 2 | 51,2 % | 23 % | 9,9 % | 4,1 % |
| Participation | 59 % (les deux sources) |
Source 1 indique 49,8 % pour le parti de Pachinian, tandis que Source 2 le porte à 51,2 %.
De même, le score de Karapetian passe de 23,3 % (Source 1) à 23 % (Source 2).
Pachinian a qualifié le résultat de « victoire historique », promettant de « poursuivre la course vers le rapprochement avec l’Occident » tout en maintenant des liens avec la Russie. De son côté, Karapetian a dénoncé le scrutin comme « honteux », évoquant des violations et l’arrestation de dizaines de membres de sa campagne.
Le vote s’inscrit dans la crise post‑Karabakh : la perte de la région en 2020‑2023 a profondément secoué la société arménienne. Pachinian, ancien journaliste de 51 ans, a présenté le choix aux électeurs comme un « chemin vers une paix durable ou un retour à la guerre » avec Bakou. Il a aussi affirmé que le mandat renforcerait la coopération régionale, notamment avec la Turquie et l’Azerbaïdjan, et que le pays « éradiquerait définitivement le système criminel et oligarchique ».
Les opposants accusent le gouvernement de répression électorale ; le Comité d’enquête a ouvert 59 dossiers et placé neuf personnes en détention. La Russie, longtemps alliée officielle, est perçue comme de plus en plus distante après son absence d’intervention lors de la reprise du Karabakh par l’Azerbaïdjan. Pachinian, quant à lui, insiste sur une politique « équilibrée », niant toute rupture avec Moscou.
Le nouveau parlement devrait donc se former dans un contexte où l’Arménie cherche à réorienter sa diplomatie vers l’Occident tout en gérant les pressions russes et les tensions avec l’Azerbaïdjan.
L’avenir du Caucase du Sud se joue désormais à Erevan.