
Le jour suivant la première victoire du Paris Saint‑Germain en Ligue des champions, Paris a connu une nuit de violences, d’arrestations massives et un drame mortel qui a bouleversé la capitale.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé 780 interpellations dans toute la France, 480 d’entre elles à Paris, soit une hausse de 32 % par rapport à l’an dernier (592). Parmi ces arrestations, 457 ont conduit à une garde à vue.
« 57 fonctionnaires de police et de gendarmerie ont été blessés », a déclaré le ministre.
Du côté des manifestants, 219 personnes ont été blessées, dont 8 grièvement. Un jeune homme de 24 ans a succombé après que son scooter a percuté des blocs de béton installés pour bloquer le périphérique près de la porte Maillot. Un autre jeune homme a été gravement blessé par une attaque au couteau dans le 16ᵉ arrondissement, son pronostic vital étant engagé.
La mairie du 8ᵉ arrondissement, dirigée par Catherine Lécuyer (LR), a dénoncé une « réquisitoire de l’impuissance publique » et a appelé à un « zéro rassemblement » sur les Champs‑Élysées, proposition jugée « fausse bonne idée » par le ministre. L’ex‑préfet de police a ajouté que fermer l’avenue mobiliserait la moitié du dispositif sans prévenir la dispersion des foules.
En dehors de Paris, 71 communes ont enregistré des débordements, avec des pillages à Tours, Montluçon, Strasbourg, Saint‑Étienne et Montpellier, et des dégradations de deux bâtiments publics à Orléans et Pau.
| Données | Chiffre |
|---|---|
| Interpellations totales (France) | 780 |
| Interpellations à Paris | 480 |
| Placées en garde à vue | 457 |
| Forces de l’ordre blessées | 57 |
| Manifestants blessés (tous) | 219 |
| Manifestants gravement blessés | 8 |
| Décès liés aux célébrations | 1 (accident périphérique) |
Les célébrations prévues pour le dimanche, avec près de 100 000 supporters sur le Champ‑de‑Mars puis une réception à l’Élysée, devront se dérouler sous une vigilance accrue, tandis que les autorités restent confrontées à la difficulté de concilier fête populaire et sécurité publique.
La nuit du 31 mai restera gravée comme un rappel brutal des enjeux de la sécurité urbaine lors des grands événements sportifs.