
Le président Donald Trump continue de promettre, à chaque apparition, que la guerre entre Iran et Israël touche à sa fin, même si les combats ont repris depuis le cessez‑feu de mi‑avril.
Le 7 avril, Trump a annoncé sur les réseaux sociaux qu’un cessez‑feu était en place et que les deux parties étaient « très avancées », ne nécessitant que deux semaines de plus pour finaliser l’accord. Il a conclu :
« C’est un honneur de voir ce problème de longue date proche d’une résolution. »
Depuis cette déclaration, il a compté plus de trente‑et‑une fois que l’accord était imminent, que les Iraniens « voulaient désespérément conclure un accord » ou que la victoire était à portée de main. Entre la fin mars et la fin mai, il a prédit à plusieurs reprises un « total victory » dans les deux semaines à venir, sans qu’aucun traité ne soit signé.
Lors d’une visite au NBA Finals le 8 juin 2026, il a réitéré son optimisme :
« Nous sommes très proches d’un accord final avec l’Iran. Ce sera un très bon accord, le détroit s’ouvrira immédiatement, peut‑être dans deux ou trois jours. »
Le cessez‑feu instauré à la mi‑avril s’est désintégré ce week‑end : l’Iran a tiré des missiles vers le nord d’Israël, accusant Jérusalem de violer le trêve, tandis qu’Israël a riposté avec une frappe « à grande échelle » contre des systèmes de défense. L’Iran a ensuite annoncé la suspension de ses frappes, mais a indiqué que les hostilités reprendraient si Israël poursuivait ses attaques au Liban.
Trump a rassuré, affirmant que les pilotes de l’hélicoptère Apache abattu près du détroit d’Hormuz « sont indemnes » et que le gouvernement publierait un rapport le lendemain.
Les incertitudes se reflètent sur les cours du pétrole :
| Produit | Prix (15 juin) |
|---|---|
| Brent | 93,02 $ le baril |
| WTI | 89,67 $ le baril |
Les marchés ont chuté de plus d’un pour‑cent à l’annonce des nouvelles hostilités.
Alors que Trump persiste à parler d’un accord à « deux ou trois jours », la réalité sur le terrain montre que le conflit reste loin d’être résolu. Le prochain tournant dépendra désormais moins des promesses présidentielles que des actions concrètes sur le terrain.