
Les frappes massives de la nuit du 1er‑2 juin ont poussé l’Ukraine à solliciter une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, qui se tiendra le 8 juin à la demande de Kyiv.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a annoncé sur X que l’Assemblée se réunira « pour répondre à la dernière vague d’attaques russes, qui montre que Moscou préfère l’escalade à la paix ».
« La dernière vague de frappes russes rappelle encore que Moscou choisit l’escalade plutôt que la paix, et la terreur plutôt que la diplomatie », a‑t‑il déclaré.
Sybiha a rappelé que « la pression internationale soutenue reste essentielle pour rétablir le respect de la Charte de l’ONU et faire avancer la proposition de paix du président Volodymyr Zelensky ». Il a remercié les partenaires pour leur contribution à une « paix complète, juste et durable ».
Parallèlement, le président Zelensky a envoyé une lettre ouverte à Vladimir Poutine, proposant une rencontre neutre et un cesse‑feu pendant les pourparlers, tandis que les dirigeants français, britanniques et allemands — Emmanuel Macron, Sir Keir Starmer et Friedrich Merz — se préparent à rencontrer Zelensky à Londres pour renforcer le soutien à l’Ukraine.
| Type d’arme | Nombre lancé | Interceptés |
|---|---|---|
| Missiles | 73 | — |
| Drones | 656 | — |
| Total | 729 | 642 |
Les frappes ont touché Kyiv, Dnipro, Kamianske et d’autres villes, provoquant la chute partielle d’un immeuble résidentiel de neuf étages à Kyiv et faisant au moins 23 morts, dont deux enfants, ainsi que plus de 130 blessés. Certains des blessés étaient des secouristes victimes de frappes « double‑tap » ciblant les équipes d’intervention.
Ces événements surviennent alors que la communauté internationale débat de la marche à suivre : tandis que certains membres du Conseil restent divisés, la pression croissante pourrait accélérer les sanctions et accélérer la livraison de systèmes de défense aérienne demandés par l’Ukraine.
L’issue de la réunion du 8 juin pourrait bien déterminer si la diplomatie parviendra à freiner l’escalade ou si la guerre continuera de ravager la région.