Les pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran sont dans l'impasse, et les avertissements sévères lancés par Trump sur les réseaux sociaux ont immédiatement provoqué une forte volatilité sur les marchés financiers mondiaux.
Trump a écrit sur Twitter : « Le temps presse pour l'Iran, ils doivent agir immédiatement, sinon ils n'auront rien. Le temps est essentiel ! ». Parallèlement, l'agence de presse semi-officielle iranienne Fars a affirmé que les États-Unis avaient posé cinq conditions principales, incluant le transfert aux États-Unis de l'uranium lié au programme nucléaire iranien, l'absence d'indemnisation pour l'Iran et le dégel de moins d'un quart des avoirs gelés. Fars n'a pas cité ses sources, et les États-Unis n'ont pas répondu publiquement à ces allégations.
Informations contradictoires : Fars affirme que les États-Unis ont fixé des conditions précises, tandis que l'agence Mehr soutient que Washington « n'a offert aucune concession substantielle » et ne fait que poursuivre des revendications non obtenues pendant la guerre. Les versions des deux médias iraniens divergent, et les autorités n'ont pas encore confirmé laquelle est la plus exacte.
Cette semaine, une attaque de drone contre une centrale nucléaire aux Émirats arabes unis a provoqué un incendie, illustrant la fragilité du cessez-le-feu. Le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a indiqué que trois drones avaient été lancés depuis l'ouest de l'émirat, dont deux ont été interceptés.
Les craintes d'une escalade du conflit sur les marchés financiers ont entraîné une vente massive d'obligations mondiales : le rendement des bons du Trésor américain à 30 ans a atteint son plus haut niveau en près de trois ans, le rendement des obligations japonaises à 10 ans a bondi de 10 points de base pour atteindre son plus haut niveau depuis 1996, et les obligations australiennes et néo-zélandaises ont également chuté. Le prix du pétrole brut Brent a augmenté de 2 %, dépassant les 111 dollars le baril, soit une hausse cumulée d'environ 50 % depuis le début du conflit. Les investisseurs sont désormais presque certains que la Réserve fédérale américaine relèvera ses taux en mars, une attente qui a remplacé les prévisions de fin février tablant sur deux baisses de taux en 2026.
L'extension du conflit redessine le paysage énergétique et financier, et la prochaine étape diplomatique reste en suspens.