
Le ciel noir du mer Noire a récemment été le théâtre d’une quasi‑collision qui aurait pu dégénérer en crise diplomatique majeure.
Au cours du mois d’avril, un avion de surveillance Rivet Joint de la Royal Air Force, volant en espace aérien international, a été ciblé par deux chasseurs russes. Un Su‑27 a effectué six passages successifs, s’approchant à six mètres (environ 20 pieds) du nez de l’avion britannique, tandis qu’un Su‑35 a survolé si près qu’il a déclenché les systèmes d’urgence du Rivet Joint, désactivant son pilote automatique. Aucun des deux appareils n’était armé. Les autorités britanniques n’ont reçu aucune réaction immédiate de Moscou.
« Cet incident constitue un autre exemple de comportement dangereux et inacceptable de la part des pilotes russes, à l’encontre d’un avion non armé opérant dans l’espace aérien international. Ces actions créent un risque sérieux d’accidents et d’escalade potentielle. » – John Healey, Secrétaire à la Défense du Royaume-Uni
Healey a ajouté que le ministère de la Défense avait présenté une démarche officielle à l’ambassade de Russie à Londres pour protester contre ces manœuvres.
L’incident a été qualifié de plus grave depuis 2022, lorsqu’un avion russe a largué un missile à proximité d’un avion britannique dans la même région. Il survient quelques jours après l’annonce britannique selon laquelle la Marine royale a « vu et repoussé » trois sous‑marins russes opérant pendant un mois au large du nord du Royaume‑Uni, à proximité de câbles et de pipelines sous‑marins cruciaux. Cette mission de surveillance a mobilisé environ 500 personnels, plus de 450 heures de vol d’avions britanniques et un frégate couvrant plusieurs milliers de milles nautiques.
« Soyez clairs : cet incident ne découragera pas l’engagement du Royaume-Uni à défendre l’OTAN, nos alliés et nos intérêts face à l’agression russe. » – John Healey
Le Royaume‑Uni réaffirme ainsi sa détermination à protéger le flanc est de l’OTAN et à maintenir la liberté de navigation aérienne, tout en avertissant que de telles provocations pourraient rapidement escalader.
Le monde observe maintenant si les tensions aériennes se transformeront en un nouveau point de friction dans la rivalité russo‑occidentale.