
Le ciel du Moyen‑Orient a de nouveau été le théâtre d’une tension palpable : une image diffusée par l’IRIB le 6 avril montre des drones se dirigeant vers la base américaine d’Al‑Kharj en Arabie Saoudite et vers la base d’Al‑Adiri au Koweït, rappelant que la guerre n’est pas complètement éteinte.
Après quasiment 40 jours de frappes, un cessez‑le‑feu est entré en vigueur le 8 avril. Depuis, les pourparlers restent bloqués. La seule rencontre officielle, le 11 avril à Islamabad, s’est soldée par un échec. Les États‑Unis, sous la direction de Donald Trump, ont annoncé lundi avoir annulé in extremis une offensive prévue, affirmant que les chances d’arriver à un accord « très bonnes » étaient élevées.
« Nous avons très bonnes chances de parvenir à un accord avec Téhéran », a déclaré Trump sur Truth Social, ajoutant que les États‑Unis sont prêts à lancer une « attaque totale et à grande échelle » si aucune solution acceptable n’est trouvée.
Du côté de Téhéran, le porte‑parole de l’armée, Mohammad Akraminia, a menacé d’élargir le conflit :
« Si l’ennemi retombe dans le piège des sionistes et commet une nouvelle agression contre notre Iran bien‑aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui. »
Washington exige que l’Iran ne garde qu’un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d’uranium hautement enrichi aux États‑Unis, tout en refusant de débloquer plus de 25 % des avoirs gelés à l’étranger. L’Iran, quant à lui, maintient comme exigences le déblocage complet de ses avoirs et la levée des sanctions qui étouffent son économie. Le chef du commandement des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, a mis en garde :
« Les États‑Unis et leurs alliés doivent éviter toute nouvelle erreur stratégique et de calcul. »
Le 19 mai marque le 81e jour du conflit, selon les médias iraniens, qui soulignent les « graves dommages » subis par le pays.
Source 2 indique que le président iranien Masoud Pezeshkian reconnaît ces dommages, tandis que Source 1 ne mentionne aucun tel président, créant une légère incohérence sur le porte‑parole officiel.
Entre menaces d’ouverture de nouveaux fronts et offres diplomatiques qui s’échouent, la région reste suspendue à un fil : chaque geste des deux camps pourrait soit ouvrir la voie à un accord, soit replonger la zone dans une escalade incontrôlée.