
Les missiles de Corée du Nord ont de nouveau troublé la région : mercredi, Pyongyang a tiré plusieurs roquettes balistiques depuis la zone de Wonsan, quelques minutes après un premier lancement le même jour et un autre depuis les environs de Pyongyang la veille.
Le Joint Chiefs of Staff sud-coréen a indiqué que le premier tir de mercredi a eu lieu aux alentours de 14 h 20 (05 h 20 GMT) et que les engins ont parcouru environ 240 km avant de retomber dans la mer, dix minutes après le décollage. Un second groupe de missiles à courte portée a également été repéré depuis le même secteur. La veille, les services sud-coréens ont détecté un projectile suspecté d’être balistique, lancé vers l’est depuis près de Pyongyang, avant de disparaître en vol.
Ces deux événements portent le compte‑à‑rebours de la sixième série de lancements nord-coréens cette année – les précédents étant deux en janvier et un en mars – et semblent liés à des essais de moteurs à propergol solide, plus faciles à manœuvrer que les systèmes à propergol liquide.
Le gouvernement sud‑coréen a convoqué en urgence le Conseil de sécurité nationale, qualifiant les tirs de « provocation » violant les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Le Japon a confirmé qu’aucun missile n’a pénétré ses eaux territoriales ou sa zone économique exclusive, mais son chef du cabinet, Minoru Kihara, a dénoncé la menace que ces actions représentent pour la paix régionale.
« Les actions de Pyongyang menacent la paix et la sécurité dans la région ainsi que la communauté internationale », a déclaré M. Kihara.
À Séoul, les analystes soulignent que, malgré un bref message de conciliation de la part de Kim Yo‑Jong, la rhétorique officielle nord‑coréenne reste ferme : le ministère des Affaires étrangères a rappelé que la Corée du Sud demeure « l’État ennemi le plus hostile » et que toute volonté de réconciliation est « une illusion ».
Ces nouveaux tests renforcent les inquiétudes quant à la capacité de Pyongyang à déployer rapidement des missiles à longue portée, et la communauté internationale scrute de près les prochains mouvements de la péninsule coréenne.