
Le déploiement de plus de 300 drones militaires à Cuba, révélé par un rapport d’intelligence classifié cité par Axios, a déclenché une onde de choc à Washington et à La Havane.
Selon le document, les appareils – provenant de Russie et d’Iran – seraient stockés sur plusieurs sites cubains et les responsables de La Havane auraient évoqué, à titre hypothétique, des scénarios d’attaque contre la base de Guantanamo Bay, des navires de la marine américaine et, éventuellement, la ville de Key West (Floride).
Un haut fonctionnaire américain a déclaré que ces renseignements « pourraient servir de prétexte à une action militaire des États‑Unis ». Le même interlocuteur a souligné la présence d’conseillers militaires iraniens à La Havane, ce qui, selon Washington, augmente le risque de transfert de compétences en matière de drones.
« Le renseignement pourrait devenir un prétexte pour une action militaire américaine », a affirmé le responsable senior.
Le Pentagone n’a fourni aucun commentaire, et Reuters n’a pas pu vérifier indépendamment le rapport. Le Congrès attend des éclaircissements sur la fiabilité des sources.
Le gouvernement cubain a rapidement réagi sur X, qualifiant le rapport de « fabrication d’une menace » et le qualifiant de « prétexte transparent pour justifier l’hostilité américaine ».
« Axios invente une « menace de drones », puis avoue que les autorités américaines ne croient pas que Cuba planifie activement une attaque », a écrit l’ambassade cubaine au Royaume‑Uni.
Des voix progressistes, dont le commentateur Hasan Piker et l’ancien conseiller de Barack Obama Dan Pfeiffer, ont comparé ce dossier aux renseignements erronés qui ont précédé la guerre en Irak en 2003, le qualifiant de « fabrication du consentement pour la guerre ».
Parallèlement, le président Donald Trump a rappelé qu’il pouvait « prendre le contrôle de Cuba immédiatement », évoquant la mise en position d’un porte‑avions américain dès la fin des opérations en Iran. La visite inopinée du directeur de la CIA, John Ratcliffe, à La Havane a, selon des sources de CBS News, servi à délivrer un avertissement direct aux autorités cubaines contre toute hostilité.
| Élément | Estimation |
|---|---|
| Drones militaires acquis | > 300 |
| Mercenaires cubains en Ukraine (selon les États‑Unis) | ≈ 5 000 |
Le débat s’intensifie alors que les deux camps attendent des preuves plus tangibles : Washington pour justifier une posture plus dure, La Havane pour réfuter ce qui pourrait devenir le prétexte d’une nouvelle confrontation militaire.
En définitive, le monde observe si ces drones deviendront une vraie menace ou le déclencheur d’une escalade déjà prévisible.