
Le président Donald Trump a de nouveau brandi une menace : 48 heures pour que l’Iran rouvre le détroit d’Hormuz, sous peine d’une riposte militaire américaine.
Depuis la première menace en mars — détruire les centrales électriques iraniennes si le détroit ne revenait pas à la normale — Trump a repoussé plusieurs fois son échéance, fixant finalement le 6 avril comme date butoir. Samedi, via son compte Truth Social, il a publié :
“Remember when I gave Iran ten days to MAKE A DEAL or OPEN UP THE HORMUZ STRAIT. Time is running out – 48 hours before all Hell will reign down on them. Glory be to GOD!”
L’objectif affiché par Washington est de mettre fin à ce qu’il qualifie de « guerre illégale » qui, selon le ministère des Affaires étrangères iranien, perdure depuis plusieurs semaines.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que l’Iran reste ouvert aux négociations, mais que la proposition américaine à 15 points est « déraisonnable ». Il a toutefois indiqué que l’Iran autoriserait le passage de navires transportant des « biens essentiels », sans préciser la liste. Une source iranienne a ajouté que les navires irakiens seraient exemptés de toute restriction, créant une légère discordance sur la portée de l’ouverture.
Des diplomates de Pakistan, de Turquie et d’Égypte travaillent en coulisses pour relancer le dialogue, tandis que le sénateur républicain Lindsey Graham a salué l’ultimatum comme le prélude à une « opération militaire massive » si l’Iran persiste.
Sur le plan économique, la fermeture du détroit, qui assure près d’une‑cinquième du pétrole mondial, a fait grimper le Brent de 65 $ à 100‑120 $ le baril, aggravant la crise énergétique déjà provoquée par le conflit.
Parallèlement, les forces américaines recherchent un pilote d’avion de chasse F‑15E abattu au-dessus de l’Iran, premier avion de l’USAF perdu dans ce conflit, et un autre A‑10 aurait également été touché.
Le monde retient son souffle : si l’Iran ne cède pas avant le décompte final, les prochains jours pourraient voir s’enclencher la plus grande crise de sécurité maritime depuis les années 1970.