
Les principaux indices de la Bourse de New York ont terminé la séance de mercredi en territoire négatif, sous la pression conjuguée d'un secteur technologique en repli et d'une escalade des tensions diplomatiques au Moyen-Orient.
Les investisseurs ont réagi aux déclarations du président américain Donald Trump, qui a affirmé que l'Iran avait « trop tardé à négocier » et qu'il devrait désormais « en payer le prix ». De son côté, Téhéran a annoncé un réexamen de son engagement diplomatique avec Washington, faisant suite à des échanges de frappes durant la nuit.
Sur le front macroéconomique, les prix à la consommation aux États-Unis ont progressé de 4,2 % sur un an au mois de mai, marquant la plus forte hausse depuis avril 2023. Si ce chiffre est conforme aux attentes des économistes, il attise l'inquiétude concernant une éventuelle hausse des taux directeurs par la Réserve fédérale d'ici la fin de l'année. Robert Pavlik, gestionnaire de portefeuille chez Dakota Wealth, a qualifié la situation de « préoccupante », soulignant que si les données n'étaient pas pires que prévu, elles restaient loin d'être bonnes.
Les sources consultées présentent des écarts notables concernant l'ampleur précise de la baisse des indices boursiers :
Les données relatives à la performance des indices divergent selon les sources, reflétant probablement des moments de saisie différents au cours de la journée de mercredi : la Source 1 fait état de baisses marquées (S&P 500 à -1,62 %, Dow Jones à -1,87 %), tandis que les Sources 2 et 3 rapportent des reculs nettement moins sévères, allant de -0,45 % à -1,18 %.
Le secteur technologique a été particulièrement affecté, avec des titres comme Nvidia, Micron et Broadcom enregistrant des replis significatifs. La société Super Micro Computer a également décroché, les investisseurs sanctionnant l'annonce d'un plan de levée de fonds de 7 milliards de dollars destiné à financer l'achat de composants pour serveurs d'intelligence artificielle. Par ailleurs, le secteur du transport routier a été pénalisé par l'extension des services de fret d'Amazon, entraînant une baisse des actions de sociétés comme XPO, J.B. Hunt et Old Dominion.
La volatilité, mesurée par l'indice VIX, a atteint ses plus hauts niveaux depuis le 7 avril, illustrant la nervosité croissante des marchés face à cet accumulation de risques.