
Le séisme de magnitude 7,8 qui a secoué le sud des Philippines ce lundi a transformé la journée de rentrée scolaire en un cauchemar de béton brisé et de panique côtière.
Le tremblement, dont l’épicentre se situait au large de General Santos, a fait au moins 15 morts – 12 dans la région du Soccsksargen et trois supplémentaires à Davao Occidental – et plus de 129 blessés. Des vidéos vérifiées par l’AFP montrent le centre commercial du Jollibee réduit en décombres et une école inoccupée s’effondrer. Les secouristes continuent de fouiller les ruines, tandis que deux victimes supplémentaires, écrasées par un mur à Alabel, n’étaient pas encore comptabilisées.
| Données | Chiffre |
|---|---|
| Décès confirmés | 15 |
| Blessés | > 129 |
| Magnitude du séisme | 7,8 |
| Plus fort des répliques | 6,5 |
Conflit de sources – Certains médias indiquent « au moins trois morts », alors que d’autres rapportent « au moins 15 décès ». Les autorités n’ont pas encore clarifié le nombre exact.
Le président Ferdinand Marcos Jr. a immédiatement ordonné la suspension des cours sur Mindanao et lancé un appel à l’évacuation :
« Montez immédiatement vers les hauteurs. N’attendez pas. Votre vie vaut plus que tout ce que vous laissez derrière vous. »
Dans la ville côtière de Kiamba, près de 50 000 habitants se sont déjà réfugiés sur les hauteurs, selon le chef régional des secours, Agripino Dacera :
« À l’heure actuelle, 80 % de la population s’est déplacée vers les hauteurs. »
Le major de police Roland Catoburan a décrit la situation sur le terrain :
« Nous avons des victimes. Un mur leur est tombé dessus. »
Les autorités ont fermé l’aéroport de General Santos et maintenu des alertes de tsunami le long des côtes des Philippines, d’Indonésie, de Palau, de Taïwan et de Papouasie‑Nouvelle‑Guinée. Les vagues observées ne dépassaient que quelques centimètres, mais les populations restent sur le qui‑vu.
Ce séisme rappelle la vulnérabilité du pays, situé sur la ceinture de feu du Pacifique, où de violents tremblements de terre sont fréquents. Les équipes de secours poursuivent leurs recherches, tandis que les communautés côtières continuent d’affronter la menace des ondes de tsunami.
L’enjeu reste désormais de soutenir les survivants et de reconstruire un quotidien brisé en un temps record.