Le président Donald Trump a déclaré ce mardi que l’Iran était responsable du crash d’un hélicoptère d’attaque Apache américain près du détroit d’Hormuz et que les États‑Unis « doivent » réagir.
Un hélicoptère Apache, utilisé pour surveiller la zone où l’Iran a quasiment fermé le détroit, a été abattu alors qu’il patrouillait au‑dessus de la voie maritime stratégique. L’équipage, composé de deux pilotes, a passé environ deux heures dans l’eau avant d’être repéré par un bateau‑drone de la marine américaine, qui les a ramenés à terre – le premier sauvetage par drone jamais enregistré par les forces armées américaines.
« Les pilotes vont bien, aucun blessé. Nous publierons un rapport demain. » – Trump, lors d’une conférence de presse à JFK après avoir regardé la finale NBA.
Trump a affirmé que l’attaque imposait une réponse « de nécessité ». Il a également exprimé un regain d’optimisme quant aux pourparlers avec l’Iran, évoquant la possibilité de signer un accord « dans deux ou trois jours », sans préciser les raisons de cet optimisme.
« Si nous continuons à bombarder, la voie maritime restera fermée pendant des mois et beaucoup de gens seront tués. Je ne veux pas de cela. »
Les médiateurs, menés principalement par le Pakistan, peinent à faire avancer les négociations. L’administration américaine exige la remise du stock d’uranium hautement enrichi d’Iran, tandis que Téhéran réclame la levée des sanctions et la libération de ses avoirs gelés – positions que Trump a rejetées. Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a reproché à Trump de contredire les engagements pris, affirmant que les États‑Unis ne cherchent ni cesse‑feu ni dialogue.
Parallèlement, le conflit entre Israël et le groupe chiite Hezbollah se poursuit au Liban, où l’armée libanaise a déployé des troupes à Tyre après l’avertissement israélien d’évacuer le quartier chrétien. Le général libanais Rodolphe Haykal s’est rendu au Pakistan pour rencontrer le chef de l’armée pakistanaise, figure clé des pourparlers Iran‑États‑Unis.
Le crash de l’Apache et les mots de Trump soulignent la tension croissante autour du détroit d’Hormuz, où chaque geste militaire peut rapidement élargir le conflit.
L’enjeu : empêcher une escalade tout en cherchant un accord qui pourrait rouvrir la voie maritime vitale.