
Les neuf manifestants arrêtés lors d’une protestation devant le centre de détention de migrants de Prairieland, au Texas, ont reçu des peines allant de 30 à 100 ans de prison, des durées que les analystes qualifient de « plus sévères que celles infligées aux auteurs de l’insurrection du 6 janvier 2021 ».
Le rassemblement, organisé par un groupe de lecture de gauche et un club de tir, a dégénéré lorsqu’un réserviste de la Marine, Benjamin Song, a tiré sur un policier, le blessant au cou. Le policier a survécu. Le tribunal fédéral a appliqué, pour la première fois, la nouvelle directive présidentielle qui qualifie Antifa de « terroriste domestique », bien qu’il n’existe aucune loi fédérale définissant le terrorisme intérieur et qu’Antifa ne soit pas une organisation structurée.
| Défendeur | Peine |
|---|---|
| Benjamin Song | 100 ans (tentative de meurtre) |
| Autumn Hill et Savanna Batten | 50 ans chacune |
| Cinq autres | 50 ans chacune |
| Un autre | 70 ans |
| Daniel Sanchez Estrada | 30 ans (recel de documents) |
Le procureur Frank Gatto a déclaré que les accusés « croient que la violence est justifiée », tandis que les avocats de la défense soutiennent que les armes étaient apportées pour l’autodéfense et qu’aucune embuscade n’était planifiée.
« Les peines prononcées aujourd’hui montrent clairement que les terroristes d’Antifa qui attaquent les forces de l’ordre et les installations fédérales feront face à une justice rapide et sans compromis », a affirmé l’Attorney General par intérim Todd Blanche.
« Ce n’était pas une protestation, mais « une attaque contre la démocratie », a jugé le juge fédéral Reed O’Connor.
Le professeur de droit et ancien procureur fédéral Paul Butler a souligné que ces peines sont « plus typiques de meurtres ou de délits financiers majeurs » et qu’elles surpassent largement les 22 ans maximum infligés aux participants du 6 janvier. Il a averti que qualifier des manifestants de terroristes « pour leurs convictions politiques » pourrait refroidir l’exercice du Premier Amendement.
Ces condamnations inaugurales ouvrent la voie à une utilisation accrue de la rhétorique antiterroriste contre les mouvements de protestation, soulevant des questions cruciales sur la liberté d’expression et le droit de manifester.