
Une série de frappes russes, survenues le 15 juin 2026, a provoqué la mort d'au moins 11 personnes à travers plusieurs villes d'Ukraine, dont Kiev et Kharkiv, et a gravement endommagé la cathédrale de la Dormition. Cet édifice historique, situé au sein du complexe de la Laure des Grottes de Kiev et classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, a vu son toit ravagé par les flammes lors de l'attaque.
Selon les autorités ukrainiennes, le bilan s'établit comme suit :
| Lieu | Victimes signalées |
|---|---|
| Kiev | Au moins 5 personnes |
| Kharkiv | 5 personnes (4 secouristes et 1 employé municipal) |
| Kherson | 1 personne |
En plus de la cathédrale, d'autres infrastructures culturelles ont été touchées, notamment le studio de cinéma historique Dovjenko à Kiev, le Musée des Beaux-Arts de Kharkiv et la Maison de la musique à Dnipro. De son côté, la Russie a affirmé que des drones ukrainiens ont frappé Toula, près de Moscou, causant la mort de trois personnes.
Les circonstances entourant l'incendie de la cathédrale font l'objet de versions contradictoires :
Volodymyr Zelensky a affirmé que la Russie avait ciblé « délibérément » le monastère avec deux drones, citant la découverte de débris d'un appareil russe Gueran-2. À l'opposé, le ministère russe de la Défense a démenti ces allégations, soutenant que l'édifice a été touché par un missile Patriot tiré par la défense antiaérienne ukrainienne.
Sur le terrain, les enquêteurs ont examiné des fragments de drones, tandis que le métropolite Épiphane a dénoncé un « crime contre l'humanité ». Malgré une façade éventrée et un toit partiellement détruit, les structures intérieures et les icônes semblent avoir été préservées, selon les secouristes présents sur les lieux.
Face à cette escalade, le président ukrainien a appelé le G7 à fournir un soutien accru à la défense antiaérienne de son pays. L'UNESCO a officiellement condamné cette attaque, soulignant la fragilité persistante d'un patrimoine universel pris dans la tourmente du conflit.