
Les frappes iraniennes qui ont secoué le Golfe ce lundi ont déclenché une vague d’inquiétude : des missiles de croisière et des drones ont touché des bases américaines au Koweït, des navires dans l’océan Indien et des zones urbaines de Dubaï, Doha et Manama, alors que le pays se venge d’une attaque conjointe États‑Unis‑Israël qui a éliminé le guide suprême Ali Khamenei et d’autres hauts responsables iraniens.
Après l’offensive aérienne du week‑end, le Conseil de la Révolution islamique a lancé une « attaque à grande échelle », faisant retentir des explosions dans plusieurs capitales du Golfe et en Irak. Les autorités iraniennes ont déclaré avoir utilisé 15 missiles de croisière contre une base américaine au Koweït et ciblé des installations militaires alliées dans la région. Aucun bilan humain n’a été confirmé, mais les sons des frappes ont été rapportés depuis Riyad, Abu Dhabi, Doha, Manama, ainsi que des villes israéliennes comme Tel Aviv. L’Oman a proposé, via son ministre des Affaires étrangères Badr al‑Busaidi, de relancer des pourparlers diplomatiques, tandis que les négociations nucléaires indirectes entre Téhéran et Washington se poursuivent sous son médiation.
« La France exprime son plein soutien et sa complète solidarité aux pays alliés délibérément visés par les missiles et les drones des Gardiens de la Révolution, et se tient prête à prendre part à leur défense », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean‑Noël Barrot.
En plus de Barrot, les gouvernements allemand et britannique ont réaffirmé leur disponibilité à défendre leurs intérêts et ceux de leurs alliés dans le Golfe. Barrot a souligné que 400 000 ressortissants français vivent ou voyagent dans la région et que, dès que les conditions le permettront, la France facilitera leur rapatriement. Il a aussi rappelé que la France n’a signalé aucune victime française à ce jour et a appelé à ce que toute action militaire soit débattue au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour garantir sa légitimité.
L’escalade laisse entrevoir une nouvelle phase de tension où le risque d’élargissement du conflit reste élevé, tandis que les grandes puissances tentent de contenir la situation par la diplomatie et la dissuasion.
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