Une IPO qui pourrait redéfinir le paysage boursier : SpaceX s’apprête à rejoindre les places boursières cette semaine, offrant aux investisseurs particuliers la possibilité de participer à ce qui devrait devenir la plus grande émission d’actions jamais observée. Le géant texan, majoritairement détenu par Elon Musk, réserve une part importante de son offre au public, un geste jugé rare dans le secteur.
Pour souscrire, il faut disposer d’un compte chez un courtier participant : Charles Schwab, E*TRADE, Fidelity, Robinhood ou SoFi. Selon la plateforme, des seuils de richesse ou de solde minimum peuvent s’appliquer ; par exemple, Schwab requiert un patrimoine net liquid de 100 000 $, tandis que Fidelity impose un solde de 2 000 $. En l’absence de garantie de réception, les investisseurs ne obtiennent souvent qu’une fraction des titres demandés.
« Votre courtier confirmera votre éligibilité lorsque vous soumettrez votre demande », précise SpaceX sur son site.
L’offre porte sur 555 millions d’actions de classe A, représentant environ 4,25 % du capital total. Reuters indique que jusqu’à 30 % de l’émission pourrait être consacré aux investisseurs particuliers, le reste allant aux grands fonds institutionnels. Le prix indicatif de 135 $ par action pourrait varier avant la cotation, et l’opération devrait lever 75 milliards de dollars, valorisant SpaceX à 1,77 billion de dollars, soit plus que Tesla, Meta ou Berkshire Hathaway.
« Les investisseurs peuvent s’attendre à un rendement moyen de 19 % dès le premier jour, selon les analyses historiques », note un expert.
Malgré les perspectives de plus‑value, les spécialistes mettent en garde contre la volatilité initiale. Morningstar estime que l’action est « grandement surévaluée » et conseille d’attendre des niveaux de prix plus attractifs après la mise en bourse.
« Si vous n’êtes pas déjà un investisseur averti sur ces plateformes, ce n’est pas le moment de commencer », avertit un analyste.
En résumé, la cotation de SpaceX ouvre une porte historique aux particuliers, mais la prudence reste de mise.