Alors que les Nations unies s’apprêtent à entamer le processus de sélection du successeur d’António Guterres, Macky Sall, ancien président du Sénégal, refait surface comme le seul candidat africain clairement positionné.
Le 2 mars 2026, le Burundi – qui assure la présidence tournante de l’Union africaine sous la houlette d’Évariste Ndayishimiye – a officiellement déposé la candidature de Macky Sall auprès du président de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l’ONU. Selon le droit onusien, la nomination doit être faite par un État membre, sans que celui‑ci soit le pays d’origine du candidat. Ousmane Kane, ancien conseiller juridique du Secrétariat sous Kofi Annan et Ban Ki‑Moon, explique :
« Cette initiative burundaise constitue une démarche diplomatique pragmatique, visant à inscrire formellement la candidature de Macky Sall dans le processus onusien. »
Sall a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024 et a présidé l’Union africaine en 2022, ce qui renforce son profil international.
Des figures politiques et des mouvements régionaux ont rapidement exprimé leur appui. L’ancien président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Pape Diop, qualifie la candidature de « affaire sénégalaise et africaine ». Le parti « Bokk Guiss Guiss », mené par son leader, se joint à « l’élan de solidarité patriotique et panafricaniste ». Le mouvement Rta‑S souligne le rôle de Sall durant la crise alimentaire liée à la guerre Russie‑Ukraine, ses plaidoyers pour la réforme du Conseil de sécurité afin d’obtenir une représentation permanente pour l’Afrique, ainsi que ses positions sur l’annulation de la dette africaine, la justice climatique et l’accès équitable aux vaccins pendant la pandémie de COVID‑19.
Ces soutiens convergent autour d’une vision pan‑africaniste : offrir à l’Afrique un « profil capable de faire dialoguer les nations et de contribuer à un multilatéralisme plus juste ».
Si le Sénégal et d’autres États du continent parviennent à s’unir derrière Macky Sall, la candidature pourrait bien devenir le point de ralliement de l’Afrique dans la course au plus haut poste de l’ONU. Le compte à rebours est lancé, et la diplomatie africaine se prépare à jouer un rôle décisif.
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