
Les menaces de Donald Trump contre l’Iran ont déclenché une nouvelle flambée du pétrole, rappelant les sommets atteints au début du conflit au Moyen‑Orient.
Le président américain a posé un ultimatum à Téhéran : ouvrir le détroit d’Ormuz avant mardi soir sous peine d’une riposte « qui pourrait détruire le pays en une seule nuit ». L’Iran, de son côté, a averti qu’il frapperait lourdement les installations énergétiques et les ponts s’il n’obtient pas de concessions. Les deux parties ont d’ailleurs rejeté lundi une offre de trêve proposée par des médiateurs, aggravant le climat de tension.
« La voie vers la paix est étroite et improbable, compte tenu de profonds désaccords », estime Michael Wan, analyste chez MUFG, qui ajoute que l’Iran veut exploiter le détroit comme levier.
Les marchés asiatiques, déjà nerveux, ont réagi fortement : à 6 h 15 mardi, le brent s’échangeait à 111,51 $ le baril (+1,5 %), tandis que le West Texas Intermediate affichait 116 $ (+≈ 3 %). Ces niveaux s’approchent des 120 $ qui marquaient les premiers jours du conflit, menaçant une hausse des coûts pour les consommateurs.
| Indicateur | Prix / Variation |
|---|---|
| Brent | 111,51 $ / +1,5 % |
| WTI | 116 $ / +≈ 3 % |
| Essence (France) | Fin du plafonnement chez TotalEnergies |
| Essence (USA) | +40 % en un mois (par gallon) |
En Europe, la fin du plafonnement du prix de l’essence par TotalEnergies intervient exactement au même moment, tandis qu’aux États-Unis, le prix du gallon a bondi de 40 % en un mois, accentuant les pressions inflationnistes.
Même si quelques pétroliers ont traversé l’Ormuz récemment, l’amélioration reste marginale ; une réouverture totale du détroit ne garantirait pas un approvisionnement immédiat, surtout pour l’Asie, où les flux réels mettront du temps à se stabiliser.
Le monde regarde désormais les prochains gestes de Washington et de Téhéran, car chaque jour de blocage alimente une spirale de prix qui pèse sur les portefeuilles du quotidien.
Le pétrole grimpe ; la diplomatie se fait plus rare.