
Une perquisition inédite a frappé le siège madrilène du PSOE le 27 mai, révélant l’ampleur d’une enquête judiciaire qui menace la stabilité même du gouvernement minoritaire de Pedro Sánchez.
À 9 h du matin, des agents de l’Unité Opérationnelle Centrale (UCO) de la Garde civile ont pénétré le bâtiment du parti au 70 Calle Ferraz. L’opération, réalisée sous mandat judiciaire, visait à saisir des documents liés à des soupçons de financement illégal du parti.
« Le mandat provient du Tribunal Central d’Instruction nº 2 de l’Audiencia Nacional, selon la source 2, tandis que la source 3 cite le juge du Tribunal National Santiago Pedraz comme responsable de la procédure. »
Les autorités ne commentent pas publiquement les détails, mais les enquêtes antérieures – notamment le « Koldo » en 2025 et le dossier Plus Ultra – montrent que la justice suit plusieurs pistes parallèles.
L’enquête du Tribunal National porte sur un prétendu schéma de paiements occultés via le réseau de la conseillère Leire Diez, déguisés en fausses factures. Le parti affirme que Diez agissait à titre personnel. Parmi les personnes mises en examen figurent la gestionnaire de parti Ana María Fuentes et plusieurs dirigeants de la direction.
Parallèlement, l’ancien Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero a été inculpé pour crime organisé, trafic d’influence et falsification de documents liés à l’aide de 53 millions d’euros accordée à la compagnie aérienne Plus Ultra en 2021. Ses comptes bancaires sont gelés et il doit comparaître les 17‑18 juin.
La cascade judiciaire alimente la crise du gouvernement. Le Parti nationaliste basque, dirigé par Aitor Esteban, a déclaré :
« Il serait irresponsable de poursuivre au‑delà de 2026, avec neuf dossiers ouverts et maintenant l’affaire Zapatero. »
L’ancien Premier ministre Felipe González a, lui, réclamé des élections anticipées. Un allié catalan a averti que son parti soutiendrait le vote si les financements illégaux étaient prouvés.
Le PSOE a réagi en affirmant être « calme et pleinement coopératif avec les tribunaux », promettant de remettre tout document requis.
Alors que le mandat du gouvernement s’étend jusqu’en 2027, ces investigations risquent de précipiter des élections anticipées, redéfinissant le paysage politique espagnol.
Le compte à rebours est lancé, et chaque jour rapproche l’Espagne d’une décision décisive.