
Le président Donald Trump a annoncé, depuis West Palm Beach, qu’il était prêt à « réduire bien davantage » les effectifs des troupes américaines en Europe, au‑delà du retrait de 5 000 soldats prévu en Allemagne d’ici un an.
Le Pentagone a confirmé que la diminution, prévue dans les « six à douze prochains mois », représente environ 15 % des 36 000 soldats actuellement stationnés en Allemagne. Trump a déclaré :
« Nous allons réduire bien davantage et nous réduisons bien plus que 5 000. »
Cette décision a surpris même les membres du Congrès favorables au président. Les chefs républicains des commissions des forces armées, Mike Rogers et Roger Wicker, ont mis en garde contre un « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine », rappelant que les alliés européens ne disposeront de leurs propres capacités de défense qu’après plusieurs années d’investissement.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a critiqué la stratégie américaine en Iran, estimant que les États‑Unis « n’ont visiblement aucune stratégie ». Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a qualifié le retrait de « prévu », appelant les pays européens à prendre davantage de responsabilités pour leur sécurité.
Parallèlement, Trump a menacé d’augmenter à 25 % les droits de douane sur les automobiles importées de l’UE, reprochant à Bruxelles de ne pas avoir respecté le dernier accord commercial. La fédération allemande de l’automobile (VDA) a averti que de telles surtaxes « imposeraient des coûts énormes » à l’industrie européenne déjà sous pression.
| Pays | Effectifs américains actuels (2024) | Effectifs prévus après 2025 |
|---|---|---|
| Allemagne | 36 000 | ≈ 31 000 (‑5 000) |
| Italie | 12 662 | ≈ 10 000 (‑2 662) |
| Espagne | 3 814 | ≈ 3 000 (‑814) |
Les forces américaines restent, depuis la fin de la Guerre froide, un pilier de la dissuasion collective contre la Russie, tout en soutenant des milliers d’emplois locaux. Le débat entre Washington et Berlin montre que la redéfinition de la présence militaire américaine en Europe sera l’un des enjeux géopolitiques majeurs de l’été à venir.