Alors que les prixdu pétrole grimpent en flèche depuis les attaques américano‑israéliennes contre l’Iran, le vrai problème ne vient pas de la rareté du brut, mais de la pénurie de carburants raffinés.
Dans le secteur aérien, les compagnies les plus importantes ont dû annuler des vols en raison d’une offre de jet fuel qui se resserre rapidement. Goldman Sachs estime que les réserves commerciales européennes de ce carburant pourraient franchir le seuil critique de 23 jours prévu par l’IEA d’ici juin. Les contraintes de raffinage, les perturbations douanières et les restrictions à l’exportation empêchent ainsi que les excédents de brut se traduisent en produits utilisables ailleurs.
« La vitesse d’épuisement et les pertes d’offre dans certaines régions et certains produits sont préoccupantes, avec des réserves de produits raffinés accessibles qui s’approchent rapidement de niveaux très bas », déclarent les analystes de Goldman Sachs.
« Même si les flux par Hormour commencent à se rétablir rapidement, toute normalisation complète des livraisons prendrait au moins plusieurs semaines », ajoutent‑ils.
Les cours du pétrole restent élevés : Brent progresse autour de $113 le baril et WTI autour de $104. Ainsi, sauf rétablissement rapide des passages stratégiques, la pression sur les carburants raffinés risque de se prolonger, impactant tant les réseaux de transport que les chaînes industrielles globales.
La leçon : il ne s’agit pas d’une fin du pétrole, mais d’une crise d’approvisionnement dans les produits qui en sont dérivés.
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